Wedding planner auto-entrepreneur : statut, revenus et charges 2026

Cotisations, fiscalité et rentabilité réelle du métier en micro-entreprise

Le résumé Novistart

  • Statut : profession non réglementée, sans diplôme ni certification obligatoire.
  • Cotisations : 25.6 % du chiffre d’affaires, gérées par la SSI.
  • ACRE : taux réduit à 19.2 % jusqu’à la fin du 3e trimestre civil suivant l’immatriculation, sur demande dans les 60 jours.
  • Fiscalité : abattement forfaitaire de 34 %, versement libératoire possible à 2.2 %.
  • TVA : franchise en base jusqu’à 37 500 € de chiffre d’affaires.
  • Plafond : chiffre d’affaires limité à 83 600 € par an en micro-entreprise.
  • Revenus : le forfait par mariage organisé fait la rentabilité, pas le nombre d’heures passées.
  • Marché : 247 000 mariages célébrés chaque année en France, un marché large mais très concurrentiel.
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Sur le papier, tout semble tourner autour du romantisme du jour J, la robe, la déco, les fleurs. En réalité, ce qui occupe le plus clair du temps d’un wedding planner, ce sont les plannings, les budgets et la coordination de dizaines de prestataires, la partie la moins photogénique du métier. La profession ne demande aucun diplôme ni certification, ce qui explique à la fois son succès sur les réseaux sociaux et sa vraie difficulté : n’importe qui peut se présenter comme wedding planner après avoir organisé son propre mariage, et les couples ont souvent du mal à distinguer une passionnée d’une professionnelle qui maîtrise vraiment un budget et un rétroplanning. Pour un auto-entrepreneur, la question n’est pas de savoir si la demande existe, 247 000 mariages sont célébrés chaque année en France. Elle est de savoir combien de ces mariages vous pouvez organiser sérieusement en une saison, et à quel tarif. Voici ce qu’il faut savoir pour transformer une passion pour l’événementiel en activité réellement rentable.

Les chiffres clés du wedding planner
Qualification Aucune (activité non réglementée)
Cotisations sociales 25.6 % du chiffre d’affaires
Plafond de chiffre d’affaires 83 600 €
Assurance RC pro recommandée, non obligatoire
Revenu net observé 300 à 3 500 € par mois selon la saison et le nombre de mariages suivis
Difficulté d’accès au métier ★★☆☆☆ (accès libre, mais forte concurrence)

Le statut de wedding planner en micro-entreprise

Organiser des mariages pour le compte de particuliers est une activité libérale non réglementée. Aucun diplôme, aucune carte professionnelle et aucune certification ne sont exigés pour exercer. Le code APE attribué varie selon la façon dont vous déclarez votre activité au Guichet unique, souvent 82.30Z pour l’organisation d’événements ou 96.09Z pour les autres services personnels, sans que ce choix change vos cotisations. C’est précisément cette absence de barrière qui rend le métier aussi facile à démarrer que difficile à professionnaliser. La profession attire chaque année de nombreuses passionnées qui viennent d’organiser leur propre mariage, et les couples peinent souvent à distinguer, sur une simple recherche Instagram, celle qui sait négocier un contrat traiteur de celle qui n’a jamais géré un rétroplanning de six mois.

Conseil Novistart. Une formation courte en événementiel ou en gestion de projet ne conditionne rien juridiquement, mais elle change la conversation commerciale. Face à des couples qui hésitent entre plusieurs profils, une méthode de travail visible, un contrat type, un rétroplanning détaillé, une journée de coordination minutée, rassure davantage qu’un joli compte Instagram.

Selon l’Insee, 247 000 mariages ont été célébrés en France en 2024, en hausse de 2 % sur un an (Bilan démographique 2024). Le marché existe donc largement. Le tarif que chaque wedding planner parvient à faire accepter, en revanche, varie fortement d’un profil à l’autre. Selon France Mariage, le tarif moyen constaté en 2026 s’établit à 2 585 € (moyenne de marché, pas un chiffre officiel), en hausse de près de 10 % en deux ans, avec des organisations complètes qui dépassent 6 000 € dans les grandes métropoles. La différence entre les deux se joue rarement sur le talent artistique, elle se joue sur la capacité à vendre un forfait clair plutôt qu’un pourcentage flou du budget.

Cotisations, impôt et TVA du wedding planner

Vos cotisations sociales s’élèvent à 25.6 % du chiffre d’affaires encaissé, versées à la SSI. Jusqu’à la fin du 3e trimestre civil suivant votre immatriculation, le taux réduit ACRE ramène ce prélèvement à 19.2 %, à condition d’en faire la demande dans les 60 jours suivant l’immatriculation. Passé ce délai, l’avantage est perdu définitivement. Sur l’impôt sur le revenu, un abattement forfaitaire de 34 % s’applique avant imposition, ou vous pouvez opter pour le versement libératoire à 2.2 % si votre revenu fiscal de référence le permet. Côté TVA, la franchise en base couvre les chiffres d’affaires jusqu’à 37 500 €. Au-delà, vous facturez la TVA à vos clients. Face à une entreprise cliente, cela ne change presque rien, elle récupère cette TVA sans incidence sur sa décision. Un couple de particuliers, en revanche, ne peut jamais la récupérer, un point à anticiper si vous visez aussi les mariages d’entreprise ou les séminaires.

Pour le détail des taux et des seuils applicables à toute micro-entreprise, consultez le hub cotisations et fiscalité et la page dédiée à l’ACRE.

Combien gagne un wedding planner en micro-entreprise ?

Le revenu dépend surtout du nombre de mariages organisés dans l’année et du forfait négocié pour chacun, pas d’un tarif horaire comme pour une mission ponctuelle. Voici quatre profils réalistes pour situer les ordres de grandeur.

Profil Niveau Situation Mariages / an Forfait moyen Chiffre d’affaires / an Revenu net estimé*
Débutante en complément ★★☆☆☆ Premiers mariages, en parallèle d’une autre activité 3 1 350 € 4 050 € ≈ 251 €/mois
Confirmée à temps partiel ★★★☆☆ Portefeuille stabilisé, recommandations régulières 8 2 700 € 21 600 € ≈ 1 339 €/mois
Temps plein, portefeuille rempli ★★★★☆ Réseau de prestataires solide, plusieurs mariages en parallèle 14 3 900 € 54 600 € ≈ 3 385 €/mois
Experte, mariages haut de gamme ★★★★★ Moins de mariages mais des budgets nettement plus élevés 10 7 800 € 78 000 € ≈ 4 836 €/mois

*Revenu net = chiffre d’affaires moins cotisations sociales, avant impôt sur le revenu. Ordres de grandeur, pas une simulation individuelle.

Léa a commencé par des coordinations jour J à 950 € l’unité, le format le plus facile à vendre mais aussi le moins rentable une fois le temps de préparation compté. Un couple lui a un jour proposé de la payer 12 % du budget total du mariage plutôt qu’un forfait fixe, une pratique encore courante mais de moins en moins choisie par les professionnelles. Léa a refusé. Sur un budget de 18 000 €, ce calcul lui aurait rapporté 2 160 €, quel que soit le temps réellement passé, alors que son forfait organisation complète à 3 800 € couvrait déjà ses heures de coordination avec une marge plus prévisible. 3 800 € × 25,6 % = 973 €, Léa conserve donc 2 827 € nets sur ce mariage. Elle facture aujourd’hui uniquement au forfait, quitte à le refuser à un couple qui insiste pour un pourcentage.

Combien prévoir pour démarrer ?

Ordinateur et smartphone Déjà possédé dans la majorité des cas, sinon 600 à 1 200 €
Outil de gestion de projet et rétroplanning 10 à 40 € / mois
Book de présentation et portfolio en ligne 150 à 500 € au lancement
Assurance RC pro 150 à 350 € / an
Salons du mariage et frais de représentation 200 à 600 € / an

Un budget global de 400 à 1 000 € suffit pour démarrer, étalable sur les premiers mois d’activité.

Quels tarifs pratiquer comme wedding planner ?

Le forfait se construit selon le niveau d’implication demandé, de la simple présence le jour J à l’organisation complète du premier rendez-vous jusqu’au lendemain de la cérémonie.

Formule Contenu Tarif
Coordination jour J Présence et pilotage du déroulé le jour du mariage uniquement 600 à 2 000 €
Organisation partielle Accompagnement ciblé sur certains postes, traiteur, décoration, planning 1 000 à 3 000 €
Organisation complète Repérage de lieux, sélection des prestataires, gestion budgétaire et coordination de bout en bout 2 000 à 6 600 €
Prestations à la carte Accompagnement ponctuel facturé à l’heure à partir de 100 € / heure

Ces fourchettes donnent un repère, la négociation reste fréquente sur le terrain.

Un couple qui hésite entre un forfait et un pourcentage du budget demande presque toujours, sans le formuler ainsi, à payer moins pour un service équivalent.

Le pourcentage du budget reste proposé par certaines professionnelles, 10 à 15 % pour une organisation complète, mais il est de moins en moins pratiqué. Le forfait fixe s’impose parce qu’il évite un conflit d’intérêt évident : plus le budget grimpe, plus la wedding planner gagne, ce qui n’est jamais un bon argument face à un couple qui cherche à économiser.

Micro-entreprise ou société : quand changer de statut ?

Au-delà d’environ 60 000 à 70 000 € de chiffre d’affaires annuel, la question mérite d’être posée, à titre d’ordre de grandeur, jamais comme un seuil officiel. En micro-entreprise, vous payez 25.6 % de cotisations sur la totalité du chiffre d’affaires, sans possibilité de déduire vos charges réelles. Sous-traitance d’une journée de coordination à une assistante, location de matériel de décoration, déplacements sur plusieurs départements, tout cela reste à votre charge sans déduction. En société, vous êtes imposé sur le bénéfice réel, chiffre d’affaires moins charges, ce qui devient intéressant si ces charges dépassent largement l’abattement forfaitaire de 34 % appliqué en micro-entreprise. Pour une wedding planner qui délègue une partie de la coordination à une équipe le jour J, ce seuil de bascule arrive plus tôt que pour un profil qui travaille seule. Le plafond de 83 600 € reste de toute façon une limite dure, au-delà, la micro-entreprise sort automatiquement du régime.

Combien pouvez-vous vraiment gagner comme wedding planner ?

Vous savez maintenant combien gagnent les wedding planners qui remplissent leur calendrier. Reste à savoir combien vous pourriez gagner.
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Plafonds et seuils à surveiller

Le chiffre d’affaires annuel reste plafonné à 83 600 €. Au-delà, vous basculez automatiquement hors micro-entreprise, avec un effet rétroactif sur l’année en cours si le dépassement est important. Le seuil de TVA à 37 500 € mérite lui aussi d’être surveillé, avec le même arbitrage évoqué plus haut selon que votre clientèle est professionnelle ou composée de particuliers. La plupart des wedding planners ne surveillent que le plafond de chiffre d’affaires, et découvrent ce second seuil seulement au moment de la déclaration.

Trouver vos premiers clients

Les salons du mariage restent le canal le plus direct pour rencontrer des couples en recherche active, à condition d’y présenter un book qui montre de vrais mariages organisés, pas seulement des inspirations Pinterest. Le partenariat avec les autres prestataires, photographes, traiteurs, lieux de réception, apporte des recommandations régulières sans prospection directe. Un photographe qui recommande une wedding planner sérieuse protège aussi sa propre réputation. Les plateformes comme Mariages.net ou les réseaux sociaux visuels comme Instagram et Pinterest servent de vitrine, mais un compte qui montre des coulisses concrètes, plannings, réunions de préparation, essais de décoration, convainc davantage qu’une simple galerie de photos du jour J. Le bouche-à-oreille reste le canal le plus fort une fois les premiers mariages livrés avec succès. Un couple satisfait recommande rarement un seul autre couple, il en recommande souvent trois ou quatre dans son propre cercle d’amis en âge de se marier.

Développer votre activité

La spécialisation change la donne plus vite qu’on ne le pense. Se positionner sur les mariages de destination ou les réceptions haut de gamme permet de facturer nettement plus qu’un profil généraliste, parce que les couples qui visent ce type de mariage ont déjà un budget conséquent et cherchent avant tout une organisatrice qui leur fait gagner du temps. La montée en gamme vers la coordination d’événements professionnels, séminaires d’entreprise, lancements de produits, ouvre un second marché moins saisonnier que le mariage, qui se concentre presque entièrement entre avril et octobre en France. Le plus difficile, à ce stade, n’est plus de remplir son carnet de rendez-vous, chaque saison amène son lot de nouveaux couples. C’est d’apprendre à refuser les mariages qui prennent trop de temps pour un forfait insuffisant, souvent les plus exigeants sur les détails.

Le levier de rentabilité. Ce qui fait la différence n’est pas le nombre de mariages organisés dans l’année, c’est le nombre d’heures facturées par mariage. Une wedding planner qui structure son forfait autour d’un nombre d’heures et de réunions défini à l’avance peut organiser douze à quinze mariages par an sans s’épuiser, quand un profil qui accepte des demandes illimitées de modifications de dernière minute plafonne à six ou sept mariages pour le même temps passé.

Les 5 erreurs des wedding planners qui démarrent

Erreur Conséquence
Facturer au pourcentage du budget plutôt qu’au forfait Revenu imprévisible et perçu comme un conflit d’intérêt par le couple
Pas de contrat écrit précisant le nombre de réunions et de révisions incluses Litiges sur le périmètre exact de la prestation
Accepter un rôle d’intermédiaire financier entre le couple et les prestataires Risque de confusion comptable et de responsabilité en cas d’impayé d’un prestataire
Se positionner en généraliste sans zone géographique définie Temps de déplacement qui grignote la rentabilité de chaque mariage
Négliger l’assurance annulation ou report Aucune protection en cas d’annulation tardive par le couple

Points de vigilance propres au métier

La protection sociale d’une wedding planner reste celle de toute indépendante en micro-entreprise, sans assurance chômage et avec des indemnités journalières maladie faibles durant les premiers mois d’activité. La saisonnalité est une réalité rarement anticipée en démarrant. La quasi-totalité des mariages se concentrent entre avril et octobre, ce qui signifie six mois d’activité intense suivis de six mois plus calmes, à combler par des séminaires d’entreprise, des baptêmes ou des anniversaires. Un couple peut aussi annuler ou reporter son mariage à quelques semaines de la date, pour des raisons personnelles ou financières, sans qu’aucune action de la wedding planner n’y soit pour quelque chose.

Attention. Le rôle d’intermédiaire financier entre le couple et les prestataires est une zone grise à éviter. Encaisser directement les acomptes destinés au traiteur ou au lieu de réception, puis les reverser, expose à des questions de responsabilité en cas d’impayé ou de faillite d’un prestataire, et complique votre propre comptabilité de micro-entreprise. Mieux vaut que chaque prestataire soit payé directement par le couple, votre rôle restant la coordination et le conseil.

Le risque d’intermédiation financière ne concerne que les wedding planners qui acceptent ce rôle, et reste évitable en le refusant d’emblée. Sur le plan purement commercial, une autre erreur touche presque tout le monde et pèse plus lourd sur le revenu au quotidien, du profil débutant au plus expérimenté.

L’erreur qui coûte le plus cher. Facturer au pourcentage du budget plutôt qu’au forfait est l’erreur la plus coûteuse du métier. Un couple qui négocie son budget à la baisse fait mécaniquement baisser votre rémunération, alors que votre temps de coordination reste identique, voire augmente si le budget serré multiplie les arbitrages. Un forfait fixe, annoncé dès le premier rendez-vous, protège votre revenu quelle que soit l’évolution du budget du mariage.

L’analyse stratégique Novistart

Critère Points /20 Pourquoi ?
Rentabilité 12 Le forfait est correct à l’heure facturée réelle, mais la concentration du travail sur six mois limite le nombre de mariages qu’une seule personne peut suivre
Facilité à trouver des clients 12 La demande existe largement, mais la profession attire un grand nombre de profils autoproclamés qui compliquent la différenciation
Investissement initial 18 Un ordinateur et quelques outils de planification à moins de 50 € par mois suffisent pour démarrer
Contraintes réglementaires 19 Aucun diplôme, aucune assurance obligatoire, aucune qualification à justifier
Potentiel de développement 14 La montée en gamme et l’événementiel professionnel existent, mais une wedding planner solo plafonne vite autour de douze à quinze mariages suivis sérieusement par an

Score Novistart : 75/100. Un métier accessible et peu coûteux à démarrer, freiné par une forte saisonnalité et une concurrence nombreuse qui complique la différenciation.

Le Score Novistart additionne cinq critères notés sur 20 points chacun : la rentabilité, la facilité à trouver des clients, l’investissement initial, les contraintes réglementaires et le potentiel de développement. Le total donne directement la note sur 100.

En résumé. Point fort : un investissement de départ quasi nul et une demande de marché large et stable. Point faible : une activité très concentrée sur six mois de l’année, qui limite mécaniquement le nombre de mariages qu’une seule personne peut suivre sérieusement.

Profil idéal : une personne organisée, à l’aise pour négocier avec des prestataires et pour rassurer des couples stressés, plutôt que pour créer de jolis moodboards.

Pour savoir si cette activité vous correspond, posez-vous quatre questions. Êtes-vous à l’aise pour gérer plusieurs prestataires et plusieurs budgets en parallèle sans perdre le fil ? Acceptez-vous de facturer un forfait fixe plutôt qu’un pourcentage du budget, quitte à le justifier face à un couple qui compare les devis ? Avez-vous la discipline de structurer un rétroplanning et un nombre d’heures défini par mariage, plutôt que d’accepter des demandes illimitées ? Êtes-vous prêt à accepter six mois d’activité intense suivis de six mois plus calmes, ou à développer un second marché pour lisser votre revenu ?

Le métier de wedding planner en micro-entreprise est-il fait pour vous ?

Si vous cherchez un métier sans barrière à l’entrée, la micro-entreprise de wedding planner coche cette case en quelques jours. Mais cette même absence de barrière est ce qui rend la réussite plus difficile qu’il n’y paraît. Sur un marché où n’importe qui peut se présenter comme wedding planner après avoir organisé son propre mariage, ce qui vous différenciera n’est jamais votre compte Instagram, c’est votre capacité à transformer un budget stressant en un rétroplanning maîtrisé. Comprendre cela dès les premiers rendez-vous construit une réputation qui dure. Celle qui reste dans la logique du joli visuel dépendra, elle, d’un algorithme de réseau social qui peut changer du jour au lendemain. Si vous ne devez retenir qu’une seule chose de cette fiche, la voici : ne vendez pas de la décoration, vendez la tranquillité d’esprit d’un couple qui n’aura plus à gérer un seul prestataire lui-même. Retrouvez également nos fiches photographe et community manager, deux activités très souvent sollicitées par les mêmes clients.

L’organisation de mariages appartient à une famille d’activités de services aux particuliers, chacune avec ses propres règles. Vous les retrouvez sur la page des activités autorisées en micro-entreprise.

Prêt à vous lancer comme wedding planner ?

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guide micro-entreprise
faq

Questions fréquentes sur le métier de wedding planner en micro-entreprise

Combien gagne un wedding planner en moyenne ?

Cela dépend surtout du nombre de mariages organisés dans l’année et du forfait négocié pour chacun, pas d’un salaire fixe. Les profils observés vont d’environ 250 € par mois pour une activité en complément à plus de 4 800 € pour une wedding planner à temps plein sur un positionnement haut de gamme. Le détail par profil, avec les montants et le chiffre d’affaires correspondant, est présenté plus haut dans la section « Combien gagne un wedding planner en micro-entreprise ? ».

Faut-il un diplôme ou une certification pour devenir wedding planner en micro-entreprise ?

Non, l’activité n’est soumise à aucune obligation de diplôme, de certification ni d’inscription à un ordre professionnel. Vous pouvez démarrer sans formation particulière, ce qui explique la forte concurrence sur ce métier. Une formation courte en événementiel reste utile commercialement, sans jamais être exigée légalement.

Quel code APE choisir pour une activité de wedding planner ?

Le Guichet unique attribue le plus souvent le code 82.30Z, organisation de foires, salons professionnels et congrès, ou le code 96.09Z, autres services personnels. Ce code reste indicatif, il n’influence ni vos cotisations ni votre fiscalité en micro-entreprise.

Peut-on être wedding planner auto-entrepreneur et rester salarié en même temps ?

Oui, le cumul entre un emploi salarié et une activité de wedding planner en micro-entreprise est parfaitement autorisé. Vérifiez toutefois votre contrat de travail, une clause d’exclusivité ou de non-concurrence peut restreindre certains clients. Vous devez également informer votre employeur si votre activité s’exerce pendant vos horaires de travail habituels, ce qui n’est jamais autorisé.

Quelle assurance professionnelle prendre en tant que wedding planner ?

Aucune assurance n’est légalement obligatoire pour ce métier. La responsabilité civile professionnelle reste fortement recommandée, elle couvre les conséquences financières d’une erreur de planning ou d’un litige avec un couple sur la prestation rendue. Une assurance annulation ou report, propre à l’événementiel, mérite aussi d’être étudiée pour couvrir les frais déjà engagés en cas de mariage annulé.

Comment fixer son forfait en tant que wedding planner freelance ?

Le forfait dépend du niveau d’implication demandé, de la simple coordination du jour J jusqu’à l’organisation complète. Une coordination jour J se facture généralement entre 600 et 2 000 euros, une organisation partielle entre 1 000 et 3 000 euros, et une organisation complète peut dépasser 6 000 euros selon la région et la complexité du mariage. Mieux vaut partir d’un forfait plutôt que d’un pourcentage du budget, pour éviter tout conflit d’intérêt avec le couple.

Le pourcentage du budget est-il une bonne méthode de tarification ?

Cette méthode reste pratiquée par certaines wedding planners, généralement entre 10 et 15 % du budget total, mais elle est de moins en moins choisie. Elle crée un conflit d’intérêt visible, plus le budget grimpe, plus la wedding planner gagne, ce qui n’est jamais un bon argument face à un couple qui cherche à économiser. Le forfait fixe protège votre revenu tout en restant plus simple à justifier.

Une wedding planner peut-elle encaisser les acomptes des prestataires à la place du couple ?

Ce n’est pas recommandé. Encaisser directement les acomptes destinés au traiteur ou au lieu de réception, puis les reverser, expose à des questions de responsabilité en cas d’impayé ou de faillite d’un prestataire, et complique votre propre comptabilité de micro-entreprise. Il est préférable que chaque prestataire soit payé directement par le couple, votre rôle restant la coordination et le conseil.

Que se passe-t-il si un couple annule ou reporte son mariage ?

Le contrat signé avec le couple doit prévoir les conditions d’annulation ou de report, notamment le sort des acomptes déjà versés pour votre prestation. Une assurance annulation ou report peut aussi couvrir une partie de vos frais déjà engagés, réservation de prestataires, temps de coordination déjà réalisé. Sans clause claire, le litige se règle au cas par cas, souvent en votre défaveur.

Comment lisser son activité en dehors de la saison des mariages ?

La quasi-totalité des mariages se concentrent entre avril et octobre en France, ce qui laisse six mois plus calmes à combler autrement. Beaucoup de wedding planners développent un second marché sur cette période, séminaires d’entreprise, baptêmes, anniversaires, ou consacrent ce temps à la prospection et à la préparation des mariages de la saison suivante.

Faut-il facturer la TVA à un couple particulier ?

Tant que votre chiffre d’affaires reste sous 37 500 euros, vous ne facturez pas de TVA, quel que soit le statut du client. Au-delà de ce seuil, vous devez facturer la TVA à tous vos clients, y compris aux couples particuliers, qui ne peuvent jamais la récupérer. Pour ces clients, la TVA constitue un coût réel supplémentaire, à anticiper dans votre positionnement tarifaire.

À partir de quel chiffre d'affaires faut-il passer de la micro-entreprise à une société pour une wedding planner ?

Il n’existe pas de seuil officiel, mais au-delà d’environ 60 000 à 70 000 euros de chiffre d’affaires annuel, la question mérite d’être étudiée avec un expert-comptable. En société, vous êtes imposé sur le bénéfice réel plutôt que sur le chiffre d’affaires brut, ce qui devient avantageux si vos charges réelles, sous-traitance, matériel, déplacements, dépassent l’abattement forfaitaire appliqué en micro-entreprise. Le plafond de 83 600 euros reste de toute façon une limite dure au-delà de laquelle la micro-entreprise n’est plus possible.

Wedding planner et organisatrice d'événements d'entreprise, quelle différence en micro-entreprise ?

Les deux activités relèvent du même régime, une profession libérale non réglementée en BNC affiliée à la SSI. La différence tient surtout au client et au calendrier, le mariage reste très concentré sur la période avril à octobre, quand l’événementiel d’entreprise, séminaires, lancements de produits, se répartit davantage sur l’année. Beaucoup de wedding planners développent les deux pour lisser leur activité.

Faut-il avoir organisé son propre mariage pour devenir wedding planner ?

Non, ce n’est pas un prérequis. Certaines wedding planners se sont lancées après avoir elles-mêmes organisé leur mariage, mais ce que recherchent les clients, c’est la capacité à gérer un budget, coordonner des prestataires et tenir un planning sous pression. Ces compétences s’acquièrent aussi par l’expérience événementielle, l’hôtellerie ou la gestion de projet. À l’inverse, avoir vécu son propre mariage ne suffit pas si la partie logistique et commerciale du métier n’est pas maîtrisée.

jonathan bouveret

À propos de l’auteur

Jonathan Bouveret

Fondateur de Novistart • Expert micro-entreprise

Lancer. Développer. Vivre de son activité.

Jonathan Bouveret aide les micro-entrepreneurs à y arriver. Sans jargon, sans complexité, sans se perdre dans l’administratif. Novistart, c’est son terrain de jeu. Un seul objectif : rendre la micro-entreprise aussi simple qu’elle devrait l’être.

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