Le résumé Novistart
Avant de créer votre micro-entreprise, prenez le temps de vérifier que les bases administratives, fiscales et financières de votre projet sont bien maîtrisées.
Vous devez d’abord identifier correctement la nature de votre activité, afin de savoir si elle relève du régime BIC (activité commerciale ou artisanale) ou BNC (activité libérale). Ce choix influence notamment votre fiscalité et certaines obligations administratives.
Il est également important de choisir avec attention votre code APE, qui détermine la classification officielle de votre activité et peut avoir des conséquences sur votre affiliation à certains organismes, assurances ou conventions professionnelles.
Pensez aussi à vérifier votre éligibilité aux aides à la création d’entreprise, comme l’ACRE ou l’ARCE, qui peuvent alléger vos charges sociales ou vous permettre de mobiliser une partie de vos droits au chômage pour financer votre démarrage.
Sur le plan fiscal, vous devez également déterminer si le versement libératoire de l’impôt sur le revenu est adapté à votre situation, en fonction de votre revenu fiscal de référence et de votre projection de chiffre d’affaires.
N’oubliez pas d’anticiper la Cotisation Foncière des Entreprises (CFE), souvent méconnue des nouveaux micro-entrepreneurs, ainsi que les éventuelles exonérations possibles lors des premières années d’activité.
Enfin, prenez le temps d’identifier les aides, dispositifs d’accompagnement ou financements qui peuvent soutenir votre projet et faciliter votre lancement.
Prendre ces décisions en amont vous permet d’éviter de nombreuses erreurs. Une micro-entreprise bien préparée est une entreprise plus sereine, plus structurée et bien mieux armée pour devenir rentable.
Avant de créer officiellement votre micro-entreprise, plusieurs questions importantes doivent être clarifiées. Vous ne choisissez pas un « statut juridique » au sens classique, puisque la micro-entreprise est une forme simplifiée de l’entreprise individuelle. En revanche, vous devez faire certains choix structurants, aides disponibles, régime fiscal, protection sociale, options d’imposition, choix du bon code APE, moyens de financement…
Ce guide vous permet de faire un tour d’horizon complet pour bien préparer votre projet et éviter les erreurs dès le départ.
Le régime micro-entrepreneur est un régime simplifié de l’entreprise individuelle, accessible sous conditions de chiffre d’affaires. Le plafond est fixé à 203 100 € pour les activités de vente, et à 83 600 € pour les activités de services et les professions libérales. Il s’accompagne de plusieurs avantages, des déclarations simplifiées, des cotisations calculées en pourcentage du chiffre d’affaires encaissé, une franchise en base de TVA sous conditions, et l’absence de bilan comptable à établir. Mais aussi de certaines limites, l’absence de déduction des frais réels, des cotisations dues même en cas de bénéfices faibles, et des seuils stricts à ne pas dépasser sous peine de basculer vers un autre régime.
Le code APE (Activité Principale Exercée) est attribué automatiquement par l’INSEE lors de la création, à partir de la description de votre activité. Il peut avoir un impact sur le taux de cotisations applicable selon que vous relevez du BIC ou du BNC, l’organisme de rattachement, et votre éligibilité à certaines exonérations ou aides. Conseil, soignez la description de votre activité lors de la déclaration, un code APE mal attribué peut être corrigé, mais autant l’éviter dès le départ.
Si vous hésitez encore avec une société, comparez les statuts dans notre guide micro-entreprise ou SASU.
Cette distinction dépend de la nature réelle de votre activité. Le BIC (Bénéfices Industriels et Commerciaux) concerne la vente de biens, le commerce et l’artisanat, tandis que le BNC (Bénéfices Non Commerciaux) s’applique aux professions libérales et prestations intellectuelles.
Pourquoi c’est important ? Parce que le taux de cotisations et les seuils applicables diffèrent selon la catégorie, tout comme le taux d’imposition du versement libératoire, qui reste distinct entre BIC et BNC.
L’ACRE, réduction de cotisations sociales. L’Aide à la Création ou Reprise d’Entreprise (ACRE) permet une exonération partielle des cotisations sociales jusqu’à la fin du troisième trimestre civil qui suit celui de la création de l’entreprise. Elle s’adresse notamment aux demandeurs d’emploi, aux 18 à 25 ans, aux moins de 30 ans non indemnisés ou reconnus handicapés, aux bénéficiaires du RSA ou de l’ASS, et aux personnes qui créent leur entreprise dans un quartier prioritaire (QPV) ou dans une zone France ruralités revitalisation (ZFRR ou ZFRR+).
L’ACRE n’est pas automatique : vous devez la demander à l’Urssaf avec un formulaire, dans les 60 jours qui suivent votre date de début d’activité. Pour une création depuis le 1er juillet 2026, elle réduit vos cotisations de 25 % (vous payez 75 % du taux normal).
L’ARCE, capital versé par France Travail. Si vous êtes indemnisé par France Travail, vous pouvez bénéficier de l’ARCE (Aide à la Reprise ou à la Création d’Entreprise), une partie de vos droits au chômage est alors versée sous forme de capital, en deux fois. Vous devez d’abord obtenir l’ACRE pour pouvoir demander l’ARCE.
Le versement libératoire de l’impôt sur le revenu permet de payer votre impôt en même temps que vos cotisations sociales. Pour 2026, le taux est de 1 % pour les ventes, 1,7 % pour les prestations commerciales ou artisanales, et 2,2 % pour les activités libérales.
Cette option est accessible si votre revenu fiscal de référence de l’avant-dernière année ne dépasse pas 29 315 € par part (revenus 2024, pour une option en 2026). La demande doit être faite lors de la création de votre micro-entreprise, ou avant le 30 septembre pour bénéficier du versement libératoire l’année suivante.
Même en micro-entreprise, vous devez payer une taxe locale, la CFE. Elle s’applique même sans local professionnel. Une exonération automatique s’applique l’année de la création, puis son montant varie ensuite selon la commune, généralement entre 200 et 500 € en moyenne.
Des exonérations sur demande restent possibles, notamment pour une activité artisanale exercée seul sans salarié, ou pour une entreprise implantée en zone France ruralités revitalisation (ZFRR), si la commune l’a votée, ou en QPV. Pensez à envoyer le formulaire 1447-C avant le 31 décembre de votre année de création.
Même si la micro-entreprise limite les frais de démarrage, vous pouvez avoir besoin de trésorerie pour investir dans du matériel, créer un site ou financer des outils. Plusieurs solutions existent, les microcrédits (par exemple Adie ou France Active), les aides régionales ou locales à la création d’entreprise, ou encore les prêts d’honneur et les accompagnements proposés par des réseaux comme les couveuses, BGE ou Initiative France.
À retenir. Au moment de créer votre micro-entreprise, deux options se décident : le versement libératoire (payer l’impôt sur le revenu en pourcentage du chiffre d’affaires) et le rythme de déclaration (mensuel ou trimestriel). Le versement libératoire n’est intéressant que si vous êtes imposable. Ces choix ne sont pas définitifs, mais mieux vaut les comprendre dès le départ pour ne pas payer plus que nécessaire.
Pour savoir si le versement libératoire vous fait gagner de l’argent, comparez les deux options avec vos propres chiffres dans le Cockpit Novistart, gratuit.
À propos de l’auteur
Jonathan Bouveret
Fondateur de Novistart • Expert micro-entreprise
Lancer. Développer. Vivre de son activité.
Jonathan Bouveret aide les micro-entrepreneurs à y arriver. Sans jargon, sans complexité, sans se perdre dans l’administratif. Novistart, c’est son terrain de jeu. Un seul objectif : rendre la micro-entreprise aussi simple qu’elle devrait l’être.
Parce que la liberté se construit.