Activités en micro-entreprise : les métiers accessibles par secteur en 2026

Le résumé Novistart

  • 3 familles d’activités : commerciale (achat-revente de marchandises), artisanale (menuiserie, coiffure, boulangerie…), libérale (conseil, digital, santé…).
  • Les métiers en micro-entreprise sont répartis en 13 secteurs, avec pour chaque fiche : taux, CA moyen et obligations.
  • Les cotisations dépendent de la nature de vos recettes : 12,3 % (vente), 21,2 % (prestations BIC), 25,6 % (libéraux SSI), 23,2 % (Cipav).
  • Le code APE est attribué par l’Insee d’après l’activité que vous déclarez. Il classe votre activité, mais ne fixe pas à lui seul vos obligations.
  • Certaines activités sont exclues : agriculture (MSA), professions libérales qui relèvent d’une autre caisse de retraite que la Cipav ou la Sécurité sociale des indépendants (médecins, avocats, notaires…), artistes-auteurs pour leurs œuvres, activités relevant de la TVA immobilière.
  • Le revenu dépend d’abord de vos frais : à chiffre d’affaires égal, un consultant garde bien plus qu’un e-commerçant qui achète ses marchandises.
  • Vous pouvez exercer plusieurs activités : les taux s’appliquent séparément selon chaque activité.
  • Consultez les fiches métier Novistart pour estimer votre CA, vos charges et votre revenu net.
Sommaire

Les métiers par secteur d’activité

Tapez le nom de votre métier ou choisissez un secteur. Chaque fiche détaille le taux de cotisations, le chiffre d’affaires moyen et les obligations à connaître avant de vous lancer. Le taux affiché pour chaque secteur correspond au cas le plus courant : il dépend en réalité de vos recettes, car vendre ce que vous fabriquez et facturer une prestation ne relèvent pas du même taux.

Trouvez votre métier

57 métiers ont leur fiche détaillée.

Transport et livraison

BIC 21,2 %2 fiches

BTP et artisanat

BIC 21,2 %7 fiches

Digital et tech

BNC SSI 25,6 %12 fiches

Marketing et communication

BNC SSI 25,6 %10 fiches

Conseil et coaching

BNC SSI 25,6 %3 fiches

Formation et enseignement

BNC SSI 25,6 %2 fiches

Création et médias

BNC SSI 25,6 %3 fiches

Traduction et langues

BNC SSI 25,6 %1 fiche

Services à la personne

BIC 21,2 %2 fiches
  • Chef à domicile
  • Jardinier
  • Agent de propretéBientôt
  • Aide ménagèreBientôt
  • DéménageurBientôt
  • Garde d'enfants à domicileBientôt
  • Pet-sittingBientôt

Bien-être et santé

SSI ou Cipav selon le métier7 fiches

Beauté et esthétique

BIC 21,2 %3 fiches

Commerce et vente

BIC 12,3 %4 fiches

Immobilier

BNC SSI 25,6 %1 fiche

Les 3 familles d’activités en micro-entreprise

La micro-entreprise permet d’exercer trois grandes catégories d’activités. Chacune possède ses règles fiscales, ses taux de cotisations et, selon les cas, des obligations réglementaires spécifiques.

Bien identifier la nature de votre activité avant la création est essentiel ! C’est elle qui fixe votre taux de cotisations sociales, votre abattement fiscal et la case à remplir dans votre déclaration de revenus. Le code APE, lui, découle de la description que vous en faites.

Les activités commerciales

Les activités commerciales regroupent l’achat-revente de marchandises et certaines prestations comme l’hôtellerie, la restauration rapide ou le transport. Si vous fabriquez vous-même ce que vous vendez (savons, bijoux, pâtisseries), votre activité est artisanale, même si vos ventes sont soumises au taux de 12,3 %.

Ce sont des activités BIC (Bénéfices Industriels et Commerciaux), soumises à un taux de cotisations de 12,3 % du chiffre d’affaires. L’abattement forfaitaire pour le calcul de l’impôt est de 71 %, le plus élevé des trois familles.

Exemples concrets : e-commerce, dropshipping, vente sur Etsy ou Amazon FBA, revente de vêtements.

L’hébergement touristique (chambres d’hôtes, gîtes, meublés de tourisme) suit des règles à part. En 2026, une chambre d’hôtes relève de 21,2 % de cotisations avec un abattement fiscal de 50 %, et un meublé de tourisme classé de 6 % de cotisations, avec lui aussi un abattement de 50 %. Les meublés non classés et les seuils de chiffre d’affaires ont leurs propres règles : vérifiez-les sur la page de Service Public consacrée à l’hébergement touristique avant de choisir votre régime.

Les activités artisanales

Les activités artisanales incluent toutes les prestations manuelles qualifiées : bâtiment (plomberie, électricité, menuiserie, peinture), services à la personne (coiffure, esthétique), réparation, alimentation artisanale.

Elles relèvent des BIC, et le taux dépend de ce que vous facturez : 21,2 % sur les prestations (une réparation, une coupe, un chantier), 12,3 % sur la vente de ce que vous fabriquez (le pain du boulanger, le bijou du créateur). Comme toute entreprise, vous êtes inscrit au Registre national des entreprises (RNE), et votre activité artisanale vous rattache à la Chambre de métiers et de l’artisanat (CMA).

Le stage de préparation à l’installation (SPI) n’est plus obligatoire depuis la loi Pacte de 2019. La CMA le propose toujours en option, et il reste utile pour aborder la gestion. Les qualifications et les assurances exigées par certains métiers, elles, restent obligatoires.

Les activités libérales

Les activités libérales couvrent un spectre très large : conseil, coaching, digital, communication, formation, santé non réglementée, traduction, architecture d’intérieur.

Elles relèvent des BNC (Bénéfices Non Commerciaux), avec un abattement forfaitaire de 34 %. Deux caisses de retraite coexistent : la SSI (25,6 % de cotisations) pour la majorité des libéraux non réglementés, et la Cipav (23,2 %) pour certaines professions spécifiques (psychologues, ostéopathes, diététiciens, psychomotriciens).

Les activités autorisées et interdites

Toutes les activités ne sont pas accessibles en micro-entreprise. Certaines sont explicitement exclues du régime, d’autres nécessitent des conditions préalables. Connaître ces limites avant de s’immatriculer évite de mauvaises surprises.

Les activités accessibles sans condition particulière

La grande majorité des activités commerciales, artisanales et libérales non réglementées sont accessibles sans démarche préalable. Il suffit de les déclarer au moment de la création sur le guichet unique des formalités d’entreprises de l’INPI. Les plateformes numériques, le conseil, le digital, le e-commerce, les services à la personne, la majorité du BTP entrent dans cette catégorie.

Les activités nécessitant une qualification préalable

Certaines activités réglementées imposent de justifier d’une qualification professionnelle avant de pouvoir exercer. C’est notamment le cas de métiers comme électricien, plombier-chauffagiste, ramoneur, coiffeur, esthéticien, garde d’enfants à domicile ou encore enseignant de la conduite. Pour le métier de coiffeur, la qualification exigée est le CAP, le brevet professionnel ou trois ans d’expérience professionnelle dans le métier. En cas de doute sur les exigences liées à votre activité, rapprochez-vous de votre Chambre des Métiers et de l’Artisanat, la CMA, ou de votre Chambre de Commerce et d’Industrie, la CCI.

Les activités exclues de la micro-entreprise

Certaines activités ne peuvent pas être exercées sous le régime de la micro-entreprise :

  • les activités agricoles, qui relèvent de la MSA ;
  • les professions libérales qui relèvent d’une autre caisse de retraite que la Cipav ou la Sécurité sociale des indépendants, comme les médecins, les avocats, les notaires, les experts-comptables ou les pharmaciens ;
  • les artistes-auteurs pour leurs œuvres originales, qui relèvent de leur propre régime (leurs activités annexes restent possibles en micro-entreprise) ;
  • les activités soumises à la TVA immobilière, comme marchand de biens, lotisseur ou agent immobilier, ainsi que la location de locaux nus ou professionnels ;
  • certaines situations particulières, comme être déjà gérant majoritaire d’une société ou déjà inscrit comme indépendant pour une autre activité.

Le mandataire immobilier, qui travaille comme agent commercial indépendant pour un réseau, reste lui compatible avec la micro-entreprise. Plus largement, une activité réglementée n’est pas exclue pour autant : la sécurité privée, la vente d’alcool ou le transport de personnes demandent une carte, une licence ou une autorisation, puis s’exercent normalement en micro-entreprise. La liste officielle est sur economie.gouv.fr.

Comment choisir son activité et son code APE

Le choix de l’activité est l’une des décisions les plus importantes à la création. Il détermine non seulement votre taux de cotisations et votre régime fiscal, mais aussi vos obligations professionnelles, les organismes auxquels vous serez affilié, et la manière dont vos clients vous percevront.

Le code APE est attribué par l’Insee à partir de la description de votre activité principale. Il sert à classer votre entreprise et ne crée, à lui seul, ni droit ni obligation : ce sont l’activité réellement exercée et les règles qui s’y appliquent qui comptent. Il sert toutefois de repère en pratique, par exemple pour certaines aides ou pour la convention collective. Au 1er janvier 2027, l’Insee passe à la nouvelle nomenclature NAF 2025 et met à jour les codes APE automatiquement, sans démarche de votre part.

Les 4 critères pour choisir son activité

Critère 1 : Vos compétences réelles
La meilleure activité est celle que vous maîtrisez déjà. Vous gagnez du temps, vous êtes opérationnel plus vite et vous pouvez facturer immédiatement au bon prix. Inutile de vous réinventer, monétisez d’abord ce que vous savez faire.

Critère 2 : La demande du marché
Avant de créer, vérifiez qu’il existe une demande réelle. Analysez votre zone géographique ou votre marché cible. Des outils comme Google Keyword Planner ou Ubersuggest permettent d’estimer l’intérêt des prospects. Un plombier en zone peu couverte n’a pas le même potentiel qu’en zone saturée.

Critère 3 : Le niveau de charges réelles
En micro-entreprise, vous ne déduisez pas vos charges réelles. L’impôt est calculé après un abattement forfaitaire de 71 % (vente), 50 % (services BIC) ou 34 % (libéral), et les cotisations portent sur le chiffre d’affaires brut. Si vos frais dépassent cet abattement, le régime micro devient moins favorable : c’est le signal pour simuler les autres options (entreprise individuelle au réel, EURL, SASU) en comparant cotisations, impôt, frais de gestion et revenu visé.

Critère 4 : Les obligations réglementaires
Anticipez les contraintes légales : diplômes requis, assurances obligatoires (RC Pro, garantie décennale…), stages éventuels. Les découvrir trop tard peut bloquer votre activité.

Les taux de cotisations par type d’activité

Le taux de cotisations sociales est le premier levier de rentabilité à maîtriser. Il varie selon la nature de l’activité et détermine directement ce que vous conservez de chaque euro facturé.

Famille d’activité Taux standard 2026 Taux avec ACRE (création à partir du 1er juillet 2026) Abattement IR Exemples de métiers
Vente de marchandises 12,3 % 9,3 % 71 % E-commerce, dropshipping, vente sur Etsy
Prestations de services BIC, artisanat 21,2 % 15,9 % 50 % Plombier, VTC, ménage
Professions libérales BNC, SSI 25,6 % 19,2 % 34 % Consultant, développeur, coach
Professions libérales BNC, Cipav 23,2 % 17,4 % 34 % Psychologue, ostéopathe, diététicien

Les taux ACRE dépendent de la date de création ou de reprise de l’activité. Ceux du tableau s’appliquent aux micro-entreprises créées ou reprises à partir du 1er juillet 2026 : vous payez alors 75 % du taux normal jusqu’à la fin du troisième trimestre civil qui suit le début de votre activité. L’ACRE se demande dans les 60 jours qui suivent ce début d’activité. Des taux différents s’appliquent aux créations antérieures.

L’impact concret du taux sur le revenu net : sur un chiffre d’affaires mensuel de 5 000 €, l’écart entre un e-commerçant à 12,3 % et un consultant libéral SSI à 25,6 % représente 5 000 € × 13,3 % = 665 € de cotisations supplémentaires par mois, soit 7 980 € sur l’année. Ce différentiel doit être intégré dans la fixation des tarifs.

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Rentabilité et revenus par secteur

Le revenu net d’un micro-entrepreneur varie fortement selon le secteur d’activité, les tarifs pratiqués et le niveau de frais professionnels.

Ce tableau part d’ordres de grandeur de chiffre d’affaires pour une activité exercée à temps plein. La colonne « reste après cotisations » applique simplement le taux du secteur : il faut encore payer ensuite vos frais professionnels et l’impôt, qui varient énormément d’un métier à l’autre.

Secteur (taux) CA annuel (ordre de grandeur) Reste après cotisations (arrondi) Frais à payer ensuite
Digital & tech (25,6 %) 50 000 à 80 000 € 37 200 à 59 500 € Faibles : matériel, logiciels
Conseil & coaching (25,6 %) 35 000 à 65 000 € 26 000 à 48 400 € Faibles : déplacements, outils
Marketing & com. (25,6 %) 30 000 à 55 000 € 22 300 à 40 900 € Faibles : logiciels, publicité
BTP & artisanat (21,2 %) 35 000 à 70 000 € 27 600 à 55 200 € Élevés : matériaux, véhicule, assurance décennale
Formation (25,6 %) 25 000 à 50 000 € 18 600 à 37 200 € Faibles à moyens : salles, supports
Création & médias (25,6 %) 20 000 à 45 000 € 14 900 à 33 500 € Moyens : matériel photo ou vidéo
Commerce & vente (12,3 %) 40 000 à 150 000 € 35 100 à 131 600 € Très élevés : achat des marchandises, souvent plus de la moitié du CA selon les produits
Services à la personne (21,2 %) 15 000 à 28 000 € 11 800 à 22 100 € Faibles à moyens : déplacements, produits
Bien-être & santé (23,2 à 25,6 %) 18 000 à 40 000 € 13 400 à 30 700 € Moyens : cabinet, formations
Transport (21,2 %) 20 000 à 40 000 € 15 800 à 31 500 € Élevés : véhicule, carburant, assurance

Ces chiffres ne tiennent compte ni de l’ACRE, ni du versement libératoire, ni de vos frais réels. Ils n’incluent pas non plus la contribution à la formation professionnelle, de 0,1 % à 0,3 % du chiffre d’affaires selon votre activité. Pour un calcul complet avec votre propre situation, utilisez le simulateur Novistart.

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Exercer plusieurs activités sous la même micro-entreprise

Il est tout à fait possible d’exercer plusieurs activités sous la même micro-entreprise. Cette configuration est courante chez les freelances qui combinent, par exemple, du développement web et de la formation, ou de la rédaction web et du conseil SEO. Elle ne nécessite pas de démarche spécifique si les activités sont ajoutées au moment de la création.

Les règles à connaître pour la multi-activité

Chaque activité est déclarée séparément à l’URSSAF, avec le taux de cotisations correspondant à sa nature. Si vous exercez plusieurs activités de même catégorie (par exemple deux activités libérales BNC), le calcul est simple : vous additionnez votre chiffre d’affaires et appliquez un seul taux.

Exemple : 3 000 € en développement web + 2 000 € en formation = 5 000 € au taux de 25,6 %.

En revanche, si vous combinez des activités de nature différente (ex : vente + services), vous devez ventiler votre chiffre d’affaires lors de la déclaration.
Chaque partie est alors soumise à son propre taux (12,3 % pour la vente, 21,2 % pour les services BIC).

Les plafonds en cas de double activité

En cas de double activité mixte (vente + services), des règles spécifiques s’appliquent. Le chiffre d’affaires global ne doit pas dépasser 203 100 €, et la partie services ne doit pas dépasser 83 600 €. Les deux seuils sont appréciés séparément : vous pouvez dépasser l’un alors que l’autre reste sous la limite.

Un seul dépassement ne suffit pas à vous faire sortir du régime : la bascule au régime réel n’intervient qu’après deux années consécutives au-dessus du seuil, au 1er janvier suivant. Ne confondez pas ces plafonds avec les seuils de franchise en base de TVA, beaucoup plus bas : en 2026, 85 000 € et 93 500 € pour la vente, 37 500 € et 41 250 € pour les prestations de services. Si vous dépassez le premier seuil sans atteindre le second, la franchise continue jusqu’à la fin de l’année et cesse au 1er janvier suivant. Si vous dépassez le seuil majoré en cours d’année, la TVA s’applique dès le jour du dépassement. Le détail est dans notre guide de la TVA en micro-entreprise.

Ajouter une activité après la création

Si vous souhaitez ajouter une activité après votre immatriculation, la déclaration de modification se fait sur le guichet unique des formalités d’entreprises de l’INPI. Si la nouvelle activité est artisanale, elle vous rattache à la CMA, et certains métiers exigent de justifier d’une qualification. Renseignez-vous auprès de votre CMA avant toute modification.

Les erreurs à éviter dans le choix d’activité

Choisir une activité trop vague

Déclarer « conseil aux entreprises » est trop imprécis et peut entraîner un code APE inadapté. Un consultant en cybersécurité et un consultant RH n’ont ni les mêmes obligations, ni les mêmes opportunités. Soyez précis dès la création : votre description d’activité détermine directement votre code APE.

Ignorer les obligations réglementaires

Certains lancent leur activité sans vérifier les règles et se retrouvent à exercer hors cadre légal (électricien sans certification, coiffeur sans CAP, artisan sans assurance). Vérifiez toujours les obligations avant de facturer. En cas de problème, votre responsabilité personnelle peut être engagée.

Sous-estimer ses frais professionnels

En commerce ou en artisanat, les frais peuvent dépasser l’abattement forfaitaire. Un e-commerçant avec 80 % de coûts d’achat ou un artisan avec 60 % de frais matériaux n’est généralement pas optimisé en micro-entreprise. Faites vos calculs en amont pour vérifier que le régime micro est adapté.

Confondre activité libérale et activité réglementée

Certaines activités semblent proches, mais n’ont pas les mêmes règles : architecte d’intérieur / architecte inscrit à l’Ordre, masseur bien-être / kinésithérapeute. En cas de doute, vérifiez auprès de l’ordre professionnel concerné ou service-public.fr.

Votre métier, votre taux, votre revenu

La micro-entreprise est accessible à presque tous les secteurs d’activité. La vraie question n’est pas « puis-je créer ? », mais quelle activité, à quel taux, pour quel revenu net réel ? Ce guide vous a donné les clés pour y répondre. Les fiches métier Novistart vont plus loin : pour chaque activité, vous trouverez les taux applicables, un ordre de grandeur du chiffre d’affaires, les obligations spécifiques et les meilleurs canaux pour trouver vos premiers clients. Pour aller plus loin : créer sa micro-entreprise, gérer sa micro-entreprise, rentabilité micro-entreprise, guide micro-entreprise.

Point clé À retenir
1 Le taux dépend de vos recettes : vente 12,3 %, prestations BIC 21,2 %, libéral BNC 25,6 % (SSI) ou 23,2 % (Cipav)
2 Le code APE est attribué automatiquement : décrivez précisément votre activité dès la création
3 Vérifiez les obligations réglementaires avant de facturer (diplôme, assurance, inscription RNE)
4 Comparez vos frais professionnels à l’abattement fiscal de votre activité : s’ils sont élevés, simulez les autres régimes pour comparer le revenu qui vous resterait
5 La multi-activité est possible : ventilez votre chiffre d’affaires selon la nature de chaque activité dans vos déclarations URSSAF
Simulez le revenu de votre activité en 2 minutes Métiers pré-configurés, taux URSSAF 2026, impact ACRE, le simulateur Novistart calcule tout. → Simuler mon activité gratuitement

Quel que soit votre métier, la Méthode Novistart vous aide à fixer vos tarifs et à mieux piloter votre revenu.

Activités en micro-entreprise : vos questions fréquentes

Quelles activités peut-on exercer en micro-entreprise ?

La micro-entreprise permet d’exercer trois grandes familles d’activités : les activités commerciales (achat-revente de marchandises), les activités artisanales (fabrication, bâtiment, coiffure, réparation, alimentation artisanale, avec rattachement à la CMA), et les activités libérales (conseil, digital, coaching, formation, santé non réglementée, création). Novistart recense des métiers accessibles, organisés en 13 secteurs, avec pour chacun le taux de cotisations applicable et une estimation de revenu.

Quelles activités sont interdites en micro-entreprise ?

Plusieurs activités ne peuvent pas être exercées en micro-entreprise : les activités agricoles relevant de la MSA, les professions libérales qui relèvent d’une autre caisse de retraite que la Cipav ou la Sécurité sociale des indépendants (médecins, avocats, notaires, experts-comptables, pharmaciens), les artistes-auteurs pour leurs œuvres originales et les activités relevant de la TVA immobilière (marchand de biens, lotisseur, agent immobilier). Une activité réglementée n’est pas exclue pour autant : la sécurité privée ou la vente d’alcool demandent une carte ou une licence, puis s’exercent normalement en micro-entreprise. Les professions du soin et de l’accompagnement rattachées à la Cipav (psychologues, ostéopathes, diététiciens, psychomotriciens) restent également accessibles.

Comment choisir son code APE en micro-entreprise ?

Le code APE est attribué automatiquement par l’Insee à partir de la description de votre activité dans le formulaire du guichet unique. Vous ne le choisissez pas : il vous est attribué après immatriculation. S’il ne correspond pas à votre activité réelle, vous pouvez en demander la modification auprès de l’Insee. Ce code sert à classer votre entreprise : il ne fixe pas, à lui seul, votre taux de cotisations ni vos obligations, qui dépendent de l’activité réellement exercée. Il sert toutefois de repère pour certaines aides ou pour la convention collective. Au 1er janvier 2027, l’Insee passe à la nomenclature NAF 2025 et met à jour les codes automatiquement.

Peut-on avoir deux activités en micro-entreprise ?

Oui, plusieurs activités peuvent coexister sous une même micro-entreprise. Chaque activité est soumise au taux de cotisations correspondant à sa nature. En cas de combinaison vente + services, le chiffre d’affaires doit être ventilé par type lors de chaque déclaration URSSAF. Des plafonds spécifiques s’appliquent : le CA global ne doit pas dépasser 203 100 €, et la partie services ne doit pas dépasser 83 600 €. L’ajout d’une activité après la création se fait via une déclaration de modification sur le guichet unique des formalités d’entreprises.

Quelle est la différence entre BIC et BNC en micro-entreprise ?

Les BIC (Bénéfices Industriels et Commerciaux) concernent les activités commerciales et artisanales : vente de marchandises (12,3 % de cotisations) et prestations de services (21,2 %). L’abattement forfaitaire est de 71 % pour la vente et de 50 % pour les services BIC. Les BNC (Bénéfices Non Commerciaux) concernent les professions libérales : taux de 25,6 % (SSI) ou 23,2 % (Cipav) selon la caisse de rattachement. L’abattement forfaitaire est de 34 %. La distinction BIC / BNC détermine également la case à remplir dans la déclaration 2042-C-Pro.

Quelle est l'activité la plus rentable en micro-entreprise ?

Le chiffre d’affaires ne dit pas tout : ce qui compte, c’est ce qui reste après cotisations, frais et impôt. Les métiers du digital et de la tech (développeur web, IA, cybersécurité) ont peu de frais. Pour un développeur expérimenté à temps plein, un chiffre d’affaires de 50 000 à 80 000 € est un ordre de grandeur courant, à vérifier selon votre tarif et vos jours facturés. Le conseil et le coaching tournent plutôt autour de 35 000 à 65 000 €. Le BTP bénéficie d’une forte demande locale (35 000 à 70 000 €), mais les matériaux et l’assurance décennale pèsent lourd. Le e-commerce peut dépasser 100 000 € de chiffre d’affaires, mais les achats de marchandises pèsent lourd, souvent plus de la moitié des ventes selon les produits. Ce sont des ordres de grandeur : le simulateur Novistart calcule votre cas précis.

Faut-il un diplôme pour créer une micro-entreprise ?

Non, aucun diplôme n’est obligatoire pour créer une micro-entreprise en général. En revanche, certaines activités réglementées imposent une qualification spécifique : coiffure (CAP, brevet professionnel ou trois ans d’expérience), électricité (qualification professionnelle exigée), garde d’enfants, enseignement de la conduite. Le stage de préparation à l’installation (SPI) des artisans, lui, n’est plus obligatoire depuis la loi Pacte de 2019. Pour les professions libérales non réglementées (consultant, coach, développeur, rédacteur), aucune qualification n’est exigée légalement.

Comment trouver des clients selon son activité ?

Les canaux d’acquisition varient selon le secteur. Pour les activités digitales et de conseil : LinkedIn, les plateformes freelance (Malt, Upwork), le référencement SEO de votre site. Pour les activités artisanales et de service local : Google Business Profile, les annuaires spécialisés (Houzz, Habitissimo pour le bâtiment), le bouche-à-oreille. Pour le commerce : les marketplaces (Etsy, Amazon, Vinted Pro), les réseaux sociaux (Instagram, TikTok). Pour aller plus loin : trouver ses premiers clients

jonathan bouveret

À propos de l’auteur

Jonathan Bouveret

Fondateur de Novistart • Expert micro-entreprise

Lancer. Développer. Vivre de son activité.

Jonathan Bouveret aide les micro-entrepreneurs à y arriver. Sans jargon, sans complexité, sans se perdre dans l’administratif. Novistart, c’est son terrain de jeu. Un seul objectif : rendre la micro-entreprise aussi simple qu’elle devrait l’être.

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