Formateur indépendant : statut, cotisations et revenus de la formation

Le guide 2026 pour animer des formations en micro-entreprise, entre déclaration d’activité, TVA et Qualiopi

Le résumé Novistart

  • Le métier de formateur n’est pas réglementé : aucun diplôme n’est exigé pour former à son compte, sauf pour les formations qui relèvent elles-mêmes d’une réglementation, comme certaines habilitations de sécurité.
  • Si vous vendez vous-même des formations professionnelles, vous déclarez votre activité à la DREETS pour obtenir un numéro de déclaration d’activité, puis vous transmettez chaque année un bilan pédagogique et financier.
  • Cotisations sociales de 25,6 % du chiffre d’affaires, ramenées à 19,2 % avec l’ACRE pour une création à compter du 1er juillet 2026, sous réserve d’éligibilité et d’une demande dans les 60 jours, auxquelles s’ajoute la contribution à la formation professionnelle de 0,2 %, réglée en novembre, une fois par an.
  • Impôt : abattement forfaitaire de 34 %, ou versement libératoire à 2,2 % sous conditions de revenus.
  • Plafond de chiffre d’affaires de 83 600 € et franchise de TVA jusqu’à 37 500 €, avec une exonération possible pour la formation professionnelle si la DREETS vous délivre une attestation.
  • La certification Qualiopi ne devient nécessaire que pour accéder à des financements publics ou mutualisés, comme le CPF ou les OPCO.
  • Votre revenu dépend de votre tarif journalier et surtout du nombre de journées réellement facturées, car le temps de préparation doit être intégré au tarif, même lorsqu’il n’est pas facturé séparément.
Sommaire

Former, c’est transmettre un savoir-faire que l’on pratique déjà, qu’il s’agisse de management, de bureautique, de vente, de sécurité ou de langues. Le statut de micro-entrepreneur convient bien pour commencer, parce que le matériel se résume à un ordinateur, un vidéoprojecteur et des supports que l’on construit soi-même.

Le premier piège n’est pas fiscal, il est administratif. Dès que vous vendez vous-même une formation professionnelle, des obligations propres à l’organisme de formation s’ajoutent à celles de la micro-entreprise : déclaration d’activité, bilan annuel, attestation éventuelle pour la TVA. Beaucoup les découvrent après la première convention, alors qu’elles se préparent avant.

Le second piège tient au temps. Une journée de formation facturée représente aussi du temps de préparation, de prospection et de gestion qui ne se facture pas, ce qui explique l’écart entre le tarif journalier affiché et le revenu réel d’un mois.

Formateur en micro-entreprise : statut et obligations

Le métier de formateur n’est pas réglementé. Aucun diplôme n’est exigé pour animer des formations à son compte, même si une expérience solide dans le domaine enseigné reste ce que les clients vérifient en premier. L’activité est libérale : elle relève des bénéfices non commerciaux, et la déclaration se fait au guichet unique des formalités des entreprises. Elle correspond le plus souvent au code d’activité 85.59A, formation continue d’adultes. Certaines formations échappent toutefois à cette liberté, parce qu’elles relèvent d’une réglementation propre, comme des habilitations de sécurité : vérifiez les agréments exigés avant de les proposer.

Si vous vendez vous-même des formations professionnelles, à des entreprises comme à des particuliers, vous devenez aussi un organisme de formation. Vous déposez alors une déclaration d’activité auprès de la DREETS de votre région, qui vous attribue un numéro de déclaration d’activité. Il s’agit d’une procédure d’enregistrement, et non d’un agrément. La déclaration se fait en ligne ou avec le formulaire Cerfa 10782. Le dossier comprend notamment votre justificatif d’immatriculation, le bulletin n° 3 de votre casier judiciaire, une pièce d’identité et une courte présentation de votre activité. Vous disposez de trois mois après la signature de votre première convention ou de votre premier contrat de formation, que vous gardez sous la main, car l’administration peut la demander.

Les obligations continuent ensuite. Chaque année, vous transmettez un bilan pédagogique et financier, et tout changement de situation se signale dans les 30 jours. Un numéro dont le bilan n’est pas renvoyé, ou qui ne montre aucune activité pendant une année, est perdu.

Attention : former ne dispense pas de déclarer. Dès que vous signez des conventions de formation professionnelle, le numéro de déclaration d’activité et le bilan annuel font partie de votre métier. Si vous intervenez seulement comme sous-traitant d’un organisme de formation, demandez à cet organisme et à votre DREETS ce qui s’applique à votre cas avant de signer.

La certification Qualiopi est un autre sujet. Elle est exigée des organismes qui veulent accéder à des financements publics ou mutualisés, comme le compte personnel de formation, les OPCO ou France Travail. Si vos clients règlent sur leurs fonds propres, vous pouvez travailler sans elle. Elle peut aussi vous être demandée comme sous-traitant, notamment sur des actions financées par le CPF. Pour ces seules actions CPF, une dispense existe pour les sous-traitants en micro-social dont le chiffre d’affaires ne dépasse pas le plafond de la micro-entreprise pour les prestations de services, sous réserve des conditions prévues par le Code du travail. Faites-vous confirmer votre situation par l’organisme qui vous confie la mission avant de signer.

Cotisations et fiscalité du formateur en micro-BNC

Les cotisations sociales d’un formateur en micro-entreprise s’élèvent à 25,6 % du chiffre d’affaires encaissé. Elles se calculent sur ce que vous encaissez et non sur votre bénéfice, sont déclarées et payées à l’Urssaf, et la Sécurité sociale des indépendants gère vos droits. À ces cotisations s’ajoute la contribution à la formation professionnelle (CFP), de 0,2 % du chiffre d’affaires, réglée en une seule fois en novembre. Elles ouvrent des droits à la maladie et à la retraite, avec une protection plus légère que celle d’un salarié, notamment sans assurance chômage.

L’ACRE ramène ce taux à 19,2 % pour une création à compter du 1er juillet 2026, jusqu’à la fin du 3e trimestre civil suivant la date de création. Elle n’est pas automatique : la demande se fait dans les 60 jours suivant le début d’activité, sous réserve d’éligibilité. Les créations antérieures restent soumises aux règles précédentes pendant leur période d’exonération.

Pour l’impôt sur le revenu, deux options existent. Par défaut, l’administration applique un abattement forfaitaire de 34 % sur votre chiffre d’affaires, ce qui signifie que vos frais réels n’interviennent pas dans le calcul. Vous pouvez aussi opter pour le versement libératoire à 2,2 % du chiffre d’affaires, sous conditions de revenus du foyer.

En l’absence d’exonération spécifique, vos formations relèvent en principe de la TVA, mais la franchise en base vous en dispense tant que le chiffre d’affaires reste sous 37 500 €, avec un seuil majoré à 41 250 € pour l’année en cours, à condition que l’année précédente soit restée sous 37 500 €. Vous facturez alors sans TVA, avec la mention « TVA non applicable, article 293 B du CGI ».

La formation professionnelle continue bénéficie en plus d’une exonération de TVA, prévue à l’article 261-4-4° du code général des impôts et distincte de la franchise. Un organisme privé doit détenir pour cela une attestation délivrée par la DREETS, demandée avec le formulaire Cerfa 10219. L’administration dispose de trois mois pour répondre, et à défaut de réponse l’attestation est réputée accordée. L’exonération s’applique à partir du jour où la DREETS reçoit votre demande, jamais avant : mieux vaut la déposer tôt. Elle ne couvre que les formations à finalité professionnelle, et non un cours de langue, d’art ou de sport suivi pour le plaisir. Vos factures mentionnent alors l’article qui fonde l’exonération.

La cotisation foncière des entreprises est exonérée la première année, puis son montant dépend de votre commune. La cotisation minimum est aussi exonérée lorsque le chiffre d’affaires de l’année de référence, soit l’avant-dernière année, ne dépasse pas 5 000 €.

Ce que rapporte la formation selon le nombre de journées

Le tarif d’un formateur se compte le plus souvent à la journée, parfois à l’heure pour des interventions courtes. Les montants varient beaucoup selon le domaine, le public, le format (inter-entreprises, intra-entreprise ou à distance) et la notoriété du formateur. Le tableau ci-dessous est une simulation Novistart avec des hypothèses de calcul, pas un barème de marché.

Profil Volume et tarif supposés CA annuel indicatif
Débutant environ 4 journées par mois à 350 € la journée environ 16 800 €
Régulier environ 6 journées par mois à 450 € la journée environ 32 400 €
Confirmé environ 8 journées par mois à 600 € la journée environ 57 600 €
Spécialisé environ 6 journées par mois à 900 € la journée environ 64 800 €

Ces volumes supposent du temps non facturable : préparation des supports, prospection, devis, conventions, suivi des stagiaires, bilan annuel. Huit journées de formation par mois représentent déjà un emploi du temps très chargé.

Exemple concret. Thibault forme des équipes de PME au management de proximité, en intra-entreprise. Dans l’année, il facture 70 journées à 500 € chacune.

Son chiffre d’affaires atteint 35 000 €, soit environ 2 900 € par mois en moyenne. Il reste sous le seuil de franchise de TVA et, tant que son chiffre d’affaires de l’année précédente respectait lui aussi ce seuil, il facture sans TVA.

Ses cotisations, à 25,6 %, représentent 8 960 €, auxquels s’ajoutent 70 € de contribution à la formation professionnelle, réglée en novembre. Il lui reste 25 970 € avant frais et avant impôt.

Il dépense environ 1 500 € par an pour ses supports, son assurance, son matériel et ses déplacements non refacturés. Ces frais ne se déduisent pas en micro-entreprise, il lui reste donc 24 470 € avant impôt sur le revenu, soit environ 2 040 € par mois.

L’impôt s’ajoute ensuite, calculé avec le reste du foyer sur 66 % de son chiffre d’affaires, soit 23 100 €, selon le barème progressif.

Quand comparer la micro-entreprise et la déclaration contrôlée

Le plafond du micro-BNC est de 83 600 €, un horizon éloigné pour la plupart des formateurs. La question se pose plus tôt pour ceux dont les frais pèsent lourd : location de salles, matériel, déplacements, sous-traitance à d’autres formateurs, certification Qualiopi. Comparez alors l’abattement forfaitaire de 34 % avec vos frais réels annuels. Si vos charges dépassent régulièrement cette part du chiffre d’affaires, la déclaration contrôlée, qui permet de déduire les frais réels, peut devenir plus favorable. Pour comparer avec une société, notre guide micro-entreprise ou SASU détaille les écarts.

Estimez vos revenus nets de formateur

Estimez ce qu’il vous reste après cotisations à partir de votre tarif journalier et de votre nombre de journées facturées.
Simulateur Cockpit Novistart sur tablette, avec le revenu net, les cotisations Urssaf et la progression vers le plafond

Plafonds et seuils à surveiller

Trois repères suffisent. Le plafond du micro-BNC est de 83 600 € de chiffre d’affaires annuel, et il n’est remis en cause qu’après deux années consécutives au-dessus de ce seuil. Tant que votre chiffre d’affaires de l’année précédente et celui de l’année en cours restent sous 37 500 €, vous êtes en franchise de TVA. Entre ce seuil et 41 250 €, la franchise est conservée jusqu’à la fin de l’année avant de prendre fin au 1er janvier suivant, et au-delà de 41 250 € la TVA s’applique dès le jour du dépassement, sauf pour les formations professionnelles couvertes par l’attestation d’exonération. Pour des clients qui ne récupèrent pas la TVA, comme les particuliers, ce point change directement votre prix.

Trouver ses premiers clients

Deux portes d’entrée coexistent. Les organismes de formation et les écoles recrutent des formateurs indépendants pour animer leurs sessions : ils apportent les stagiaires et gèrent l’administratif, mais fixent le tarif de la journée et règlent souvent à 30 ou 60 jours. Les entreprises en direct, par l’intermédiaire d’un responsable formation, d’un service RH ou d’un dirigeant de PME, laissent plus de marge sur le tarif, mais demandent de les convaincre avant la première convention.

Pour les atteindre, un profil LinkedIn qui annonce un public précis et un résultat attendu pèse plus qu’un catalogue généraliste. Un programme d’une demi-journée proposé en test, des retours de stagiaires que vous avez le droit de citer et un ancien employeur qui devient premier client valent mieux qu’une liste de diplômes. Les réseaux d’entreprises de votre territoire et les OPCO, qui orientent leurs adhérents vers des prestataires, ouvrent aussi des portes.

Choisir son créneau et monter en gamme

Un formateur qui annonce « management » ou « communication » se compare à des centaines de concurrents. Un programme précis, adressé à un public précis, change la discussion : l’entretien annuel pour les managers de proximité, la prise de parole pour les commerciaux, l’accueil du public pour les équipes de boutiques. Une spécialisation s’appuie sur un métier réellement exercé, et elle se prouve par des résultats chez vos stagiaires.

Pour monter en gamme, plusieurs voies existent : concevoir des parcours complets plutôt que des journées isolées, proposer de l’ingénierie pédagogique aux organismes, ajouter des formations à distance, ou transformer votre savoir en cours en ligne vendu sans votre présence, un modèle que détaille notre fiche infopreneur. Un accompagnement individuel en complément se travaille avec notre fiche coach, et les cours à la personne, eux, relèvent de la fiche professeur particulier.

Plus votre offre se résume en une phrase précise, moins le client la compare au prix de la journée.

Qualiopi : quand la certification devient nécessaire

La certification Qualiopi se décide selon vos clients, pas selon votre statut. Si vous travaillez avec des entreprises qui paient sur leur budget, elle n’est pas obligatoire. Si vous voulez que vos stagiaires utilisent le CPF ou que des OPCO financent vos sessions, elle devient indispensable, et certains organismes l’attendent aussi de leurs sous-traitants. Elle est délivrée pour trois ans par un organisme certificateur, après un audit de votre démarche qualité, avec un audit de surveillance en cours de cycle.

Selon des cabinets spécialisés, le coût pour un indépendant tourne autour de 2 000 € hors taxes sur trois ans, un chiffre à confirmer par devis. Avant d’engager ce budget, demandez à vos clients cibles comment ils financent leurs formations : si la réponse est « sur fonds propres », vous pouvez attendre.

Points de vigilance

Une session annulée ou reportée par un client ne rapporte rien si votre convention ne prévoit pas de conditions. Fixez dans chaque convention le tarif, la durée, les modalités de report et les conditions de règlement. Les entreprises et les organismes règlent souvent à 30 ou 60 jours, et les dossiers financés par un tiers ajoutent des étapes de validation : la trésorerie d’un début d’activité s’en ressent.

L’assurance RC Pro n’est pas obligatoire par la loi pour la plupart des formations, mais les entreprises la demandent souvent, et elle protège en cas de faute pendant une intervention ou de dommage causé à un stagiaire. Pour les formations qui comportent des gestes ou du matériel, vérifiez que votre contrat couvre bien cette pratique.

Côté facturation, la réception des factures électroniques est obligatoire depuis le 1er septembre 2026, et l’émission le sera pour les micro-entrepreneurs au 1er septembre 2027. Un logiciel de facturation raccordé à une plateforme agréée évite d’y penser au dernier moment.

Les revenus fluctuent enfin avec les budgets de formation et les périodes de congés, et un client important peut réduire son plan de formation d’une année sur l’autre. Mettre de côté les cotisations à chaque encaissement et travailler pour plusieurs clients plutôt qu’un seul reste la protection la plus simple.

L’analyse stratégique Novistart

Les notes ci-dessous reposent sur six critères de même poids, et le score global en est la moyenne arrondie. Ce sont des appréciations éditoriales de Novistart sur le métier dans l’état actuel du marché, et non une promesse de revenu.

Critère Note /100 Pourquoi ?
Simplicité du statut 62 Aucun diplôme exigé, mais la déclaration d’activité, le bilan annuel et la demande d’attestation de TVA ajoutent des démarches propres au métier.
Potentiel de revenus 70 Le tarif journalier est élevé, mais le revenu dépend du nombre de journées réellement vendues.
Facilité de lancement 55 Peu de matériel, mais il faut un programme crédible et de premiers clients, avec Qualiopi en plus pour accéder aux financements publics.
Légèreté des charges 85 Peu de frais fixes : un ordinateur, des supports, une assurance et des déplacements.
Compatibilité du plafond 78 Le plafond de 83 600 € reste éloigné pour la plupart des formateurs, et l’exonération de TVA, si elle est obtenue, évite de majorer les prix au-delà du seuil de franchise.
Régularité des revenus 50 Les sessions dépendent des budgets des clients et des annulations, avec des mois creux à prévoir.

Score Novistart : 67 / 100. Un métier qui se lance avec peu de capital, mais où l’administration de l’organisme de formation et la régularité des commandes demandent de l’organisation. Le revenu vient de la spécialisation et du remplissage de l’agenda, pas du tarif affiché.

À qui ce métier convient réellement

Ce métier convient à ceux qui maîtrisent un savoir-faire et aiment le transmettre, et qui acceptent la part commerciale et administrative qui accompagne chaque journée en salle. Si vous cherchez un revenu régulier dès le premier mois, le délai pour décrocher des clients peut surprendre. Si vous avez déjà une expertise reconnue dans un domaine et un réseau, la micro-entreprise permet de tester une première formation payée sans gros investissement. Choisissez un public avant de choisir un programme, vérifiez comment il finance ses formations, simulez vos revenus avec votre tarif journalier et votre nombre de journées, puis lancez-vous avec une première convention réelle.

Sources et hypothèses de cette fiche

Les règles viennent de sources officielles. Les montants chiffrés sont des simulations construites à partir d’hypothèses, pas des moyennes observées.

Sources réglementaires

  • Service-Public Entreprendre, taux de cotisations du micro-entrepreneur en 2026, dont 25,6 % pour les professions libérales relevant de la SSI. Consulter la page
  • Service-Public Entreprendre, actualité du 11/02/2026 sur la réforme de l’ACRE (exonération de 25 % pour les créations à partir du 1er juillet 2026). Consulter l’actualité
  • Service-Public Entreprendre, déclaration d’activité des organismes de formation et bilan pédagogique et financier. Consulter la page
  • Code du travail, article R6333-6-3, dispense de certification Qualiopi pour certains sous-traitants d’actions financées par le CPF. Consulter l’article
  • Bpifrance Création, exonération de cotisation foncière des entreprises l’année de création. Consulter la page

Hypothèses des simulations

Les profils, le nombre de journées par mois et les tarifs journaliers sont des hypothèses de simulation, sans source de marché citée. Ils donnent un ordre de grandeur du métier, pas une promesse de revenu.

Comment lire les montants. Le chiffre d’affaires annuel est le nombre de journées par mois multiplié par le tarif journalier, sur 12 mois. Il est donné avant 25,6 % de cotisations, 0,2 % de formation professionnelle, impôt et frais. Le temps de préparation n’est pas facturé à part.

Fiche vérifiée le 30 octobre 2026. Notre façon de vérifier les règles et de construire les simulations est expliquée sur la page Notre méthode éditoriale.

Prêt à facturer votre première formation ?

Tableau de bord du simulateur Cockpit Novistart, avec la décomposition mensuelle du chiffre d'affaires et le score du modèle
guide micro-entreprise

Questions fréquentes sur le métier de formateur en micro-entreprise

Peut-on être formateur en micro-entreprise et rester salarié en même temps ?

Oui, dans la plupart des cas, car la micro-entreprise se cumule avec un emploi salarié. Vérifiez d’abord votre contrat de travail, notamment une éventuelle clause d’exclusivité, et respectez votre obligation de loyauté envers votre employeur, ce qui exclut une activité qui lui fait concurrence. Demandez aussi son accord si le contrat l’exige. Vos revenus de formateur supportent leurs propres cotisations, en plus de celles de votre salaire. Si vous êtes agent public, le cumul demande en général une autorisation préalable de votre employeur.

À partir de quel chiffre d’affaires faut-il passer de la micro-entreprise à une société pour un formateur ?

Aucun seuil n’impose une société. Le plafond du micro-BNC est de 83 600 €, et il n’est remis en cause qu’après deux années consécutives de dépassement. Au-delà, vous passez à la déclaration contrôlée, qui reste possible en entreprise individuelle. Si vos frais professionnels sont importants, comparez d’abord le micro-BNC avec la déclaration contrôlée, qui reste possible en entreprise individuelle. Une société (EURL ou SASU) répond à d’autres objectifs, comme structurer votre développement, vous associer ou vous verser une rémunération. Comparez ces voies bien avant d’atteindre le plafond.

Faut-il un diplôme pour devenir formateur indépendant ?

Non, le métier n’est pas réglementé et aucun diplôme n’est exigé pour s’installer. Les clients regardent d’abord votre expérience dans le domaine enseigné, et le titre professionnel de formateur professionnel d’adultes peut rassurer certains organismes. Les formations qui relèvent d’une réglementation propre, comme certaines habilitations de sécurité, exigent en revanche des agréments ou des qualifications précises. Renseignez-vous sur ces conditions avant de proposer ce type de programme.

Faut-il un numéro de déclaration d’activité pour donner des formations ?

Si vous vendez vous-même des formations professionnelles, à travers une convention ou un contrat, la déclaration d’activité auprès de la DREETS fait partie de vos obligations. Il s’agit d’une procédure d’enregistrement, et non d’un agrément, et elle débouche sur un numéro à faire figurer sur vos conventions, devis, factures et contrats de formation. Vous transmettez ensuite chaque année un bilan pédagogique et financier, faute de quoi le numéro peut être perdu. Si vous intervenez uniquement pour le compte d’un organisme de formation, demandez-lui et demandez à votre DREETS ce qui s’applique à votre cas.

La formation est-elle soumise à la TVA ?

Oui, une prestation de formation est en principe soumise à la TVA, mais la franchise en base vous en dispense tant que votre chiffre d’affaires de l’année précédente reste sous 37 500 € et que celui de l’année en cours reste sous le seuil majoré de 41 250 €. Au-delà de 41 250 €, la TVA s’applique dès le jour du dépassement. La formation professionnelle continue peut aussi être exonérée, indépendamment de la franchise, sur le fondement de l’article 261-4-4° du code général des impôts, à condition de détenir une attestation délivrée par la DREETS. Cette exonération ne vise que les formations à finalité professionnelle, et non les cours suivis pour le plaisir. Elle n’est pas rétroactive, donc la demande se fait dès le début de l’activité.

La certification Qualiopi est-elle obligatoire pour un formateur indépendant ?

Elle n’est obligatoire que pour accéder à des financements publics ou mutualisés, comme le CPF, les OPCO ou France Travail. Si vos clients paient sur leurs fonds propres, vous pouvez travailler sans elle. Certains organismes l’attendent aussi de leurs sous-traitants sur des formations financées par le CPF. Pour ces seules actions CPF, une dispense existe pour certains sous-traitants relevant du micro-social, dont le chiffre d’affaires ne dépasse pas le plafond de la micro-entreprise pour les prestations de services. Pour un début d’activité, la meilleure décision consiste à demander à vos clients cibles comment ils financent leurs formations avant d’engager ce budget.

Quel tarif pratiquer : à la journée ou à l’heure ?

Le tarif à la journée est le plus répandu pour les formations en entreprise, car il se compare facilement d’un prestataire à l’autre. Précisez dans le devis ce qu’il comprend, notamment la préparation, les supports, les déplacements et le suivi après la session. Pour une intervention courte, un tarif à l’heure ou à la demi-journée est plus lisible. Le montant dépend du domaine, du public et de votre notoriété, et aucun barème officiel ne l’impose.

Peut-on proposer des formations à distance en micro-entreprise ?

Oui, rien n’empêche d’animer des formations à distance depuis une micro-entreprise. Les mêmes règles de déclaration d’activité s’appliquent si vous vendez des formations professionnelles, et la convention doit préciser les modalités de réalisation et de suivi. Prévoyez aussi un outil de visioconférence fiable et une information claire sur le traitement des données personnelles de vos stagiaires. La distance réduit vos frais de déplacement, mais elle ne réduit pas le temps de préparation.

Quelle assurance faut-il pour être formateur indépendant ?

Aucune assurance n’est obligatoire par la loi pour la plupart des formations. L’assurance responsabilité civile professionnelle reste recommandée, car une faute pendant une intervention ou un dommage causé à un stagiaire peut engager votre responsabilité, et beaucoup d’entreprises l’exigent dans leurs conditions. Si vos formations comportent des gestes pratiques ou du matériel, vérifiez que votre contrat les couvre. Son coût dépend de votre chiffre d’affaires et de votre domaine, il vaut donc la peine de comparer plusieurs offres.

POUR ALLER PLUS LOIN

Fixer vos tarifs sans vous sous-payer

Un bon tarif se calcule à partir de vos cotisations, de vos frais et du temps réellement travaillé. Ces guides vous montrent la méthode pas à pas.

jonathan bouveret

À propos de l’auteur

Jonathan Bouveret

Fondateur de Novistart • Expert micro-entreprise

Lancer. Développer. Vivre de son activité.

Jonathan Bouveret aide les micro-entrepreneurs à y arriver. Sans jargon, sans complexité, sans se perdre dans l’administratif. Novistart, c’est son terrain de jeu. Un seul objectif : rendre la micro-entreprise aussi simple qu’elle devrait l’être.

Parce que la liberté se construit.