Assistant virtuel en micro-entreprise : statut, tarifs et revenus en 2026

Le guide 2026 pour proposer de l’assistance administrative à distance en micro-entreprise, entre RGPD, TVA et choix du bon statut

Le résumé Novistart

  • Le métier d’assistant virtuel n’est pas réglementé : aucun diplôme n’est exigé, et ce sont vos références et votre fiabilité que les clients vérifient en premier.
  • Le classement fiscal et social dépend des prestations réellement exercées. Les simulations de cette fiche reposent sur l’hypothèse d’une activité relevant du micro-BNC, avec des cotisations sociales de 25,6 % du chiffre d’affaires, ramenées à 19,2 % avec l’ACRE pour une création à compter du 1er juillet 2026, sous réserve d’éligibilité et d’une demande dans les 60 jours.
  • Lorsque vous traitez les données personnelles d’un client selon ses instructions (messagerie, agenda, fichiers), vous êtes en général son sous-traitant au sens du RGPD : un contrat écrit est nécessaire.
  • Un seul client qui vous impose horaires, outils et consignes peut conduire à une requalification en contrat de travail : visez plusieurs clients.
  • Chez des particuliers, et à leur domicile seulement, l’assistance administrative relève des services à la personne et peut ouvrir à votre client un crédit d’impôt de 50 %, si vous avez déclaré votre activité à la DREETS.
  • Le plafond de 83 600 € est très éloigné d’un travail facturé à l’heure, mais la franchise de TVA de 37 500 € se dépasse dès 100 heures facturées par mois à tarif moyen.
  • Le revenu dépend des heures réellement facturées : le temps de démarrage, de réunion et de suivi doit être intégré au tarif, même lorsqu’il n’est pas facturé séparément.
Sommaire

Déléguer son courrier, son agenda ou sa facturation à quelqu’un que l’on ne voit jamais : c’est ce que propose l’assistant virtuel aux indépendants et aux petites entreprises. Le statut de micro-entrepreneur convient bien pour démarrer, parce qu’un ordinateur, une connexion fiable et quelques abonnements suffisent. Le premier piège n’est pas technique. Lorsque vous ouvrez la boîte mail d’un client, vous manipulez des données personnelles qui ne sont pas les vôtres, et le RGPD vous range en général parmi les sous-traitants. Le second tient à la relation avec le client : quand un seul d’entre eux occupe toutes vos semaines, vous ressemblez à un salarié sans en avoir les protections, et la loi peut le voir ainsi. Cette fiche détaille le statut, les cotisations, la TVA et les revenus selon vos heures facturées, puis le cas des particuliers à domicile, la protection des données et la façon de trouver des clients sans brader votre tarif. Les chiffres du tableau sont des simulations Novistart, pas des statistiques de marché.

Ce que fait un assistant virtuel au quotidien

Un assistant virtuel prend en charge, à distance, le travail d’organisation que ses clients n’ont ni le temps ni l’envie de faire : trier une messagerie, caler des rendez-vous, saisir et classer des documents, préparer des devis et des factures, relancer des paiements en retard, tenir à jour un fichier clients. Ces missions reviennent chaque semaine, ce qui explique que beaucoup de clients préfèrent un forfait mensuel à un paiement à l’heure. Les compétences qui comptent sont la rigueur, la rapidité de réponse, une bonne expression écrite et l’aisance avec les outils courants : messagerie, agenda partagé, tableur, visioconférence. Le démarrage demande peu de matériel, un ordinateur fiable, une bonne connexion et quelques abonnements logiciels. Mieux vaut en revanche dire dès le départ ce que vous ne faites pas : tenir la comptabilité d’un client, le conseiller juridiquement ou décider à sa place relèvent d’autres métiers, parfois réglementés.

Assistant virtuel en micro-entreprise : statut et obligations

Le métier d’assistant virtuel n’est pas réglementé. Aucun diplôme n’est exigé pour proposer de l’assistance administrative à distance, même si les clients regardent d’abord votre expérience et votre capacité à tenir un délai. Le classement fiscal et social dépend de la nature exacte de vos prestations, et l’intitulé « assistant virtuel » ne suffit pas à le fixer. D’après la règle appliquée par l’Urssaf, une activité libérale non réglementée relève des bénéfices non commerciaux (BNC), alors qu’une activité commerciale ou artisanale relève des bénéfices industriels et commerciaux (BIC). Les calculs de cette fiche reposent sur l’hypothèse du micro-BNC, avec des droits sociaux gérés par la Sécurité sociale des indépendants (SSI). Si vos prestations étaient classées en micro-BIC de services, les cotisations seraient plus basses, à 21,2 %, et l’abattement plus élevé, à 50 %, ce qui changerait vos résultats. Au guichet unique, vous déclarez la nature de votre activité, et cette case doit refléter ce que vous faites réellement. Si vous revendiez aussi des fournitures ou du matériel, cette partie serait commerciale et relèverait des BIC. Faites confirmer le classement qui s’applique à votre situation auprès de l’Urssaf ou de l’administration fiscale avant de vous lancer. Vos clients sont des indépendants, de petites entreprises, des agences, parfois des particuliers, et leurs attentes diffèrent : une agence veut un processus, un artisan veut qu’on lui retire une corvée.

Attention : donner accès à une messagerie engage votre responsabilité. Quand vous lisez les mails, l’agenda ou les fichiers d’un client, vous traitez des données personnelles pour son compte et selon ses instructions : le RGPD vous qualifie alors en général de sous-traitant, d’après le rôle que vous exercez réellement. Un contrat écrit doit fixer l’objet et la durée du traitement, les types de données, vos obligations de confidentialité et de sécurité, et le sort des données à la fin de la mission. Vous ne traitez ces données que sur les instructions documentées du client, vous le prévenez sans délai en cas de fuite, et vous les supprimez ou les restituez en fin de contrat, comme le détaille le guide de la CNIL pour les sous-traitants.

Ce cadre n’a rien d’exotique : il se glisse dans votre lettre de mission, à côté du périmètre des tâches, du tarif et du préavis. Pour les accès, préférez un gestionnaire de mots de passe partagé à un mot de passe envoyé par message, et demandez des accès limités à ce que la mission exige. Un client qui refuse de formaliser ce cadre vous expose autant qu’il s’expose lui-même.

Chez des particuliers : le cas des services à la personne

Une partie de l’assistance administrative relève des services à la personne : l’« assistance administrative à domicile » figure dans la liste de l’article D. 7231-1 du Code du travail. Le mot qui compte est « domicile ». D’après le BOFiP, le crédit d’impôt vise les services rendus à la résidence du client, et une tâche accomplie à distance depuis votre bureau ne remplit pas cette condition. Si vous aidez des particuliers sur place, par exemple pour trier des papiers, classer des justificatifs ou préparer un dossier, ils peuvent bénéficier d’un crédit d’impôt de 50 % des dépenses supportées, dans la limite d’un plafond annuel, comme l’indique la page de l’administration fiscale sur l’emploi à domicile. La condition pèse sur vous : l’organisme prestataire doit avoir déclaré son activité auprès de la DREETS, avec des règles particulières pour les entrepreneurs individuels sur l’activité exclusive. Vérifiez les conditions d’éligibilité et de déclaration sur le site de l’administration avant de présenter cet avantage à un client, car une promesse fiscale qui ne se vérifie pas se retourne contre vous.

Cotisations et fiscalité de l’assistant virtuel en micro-BNC

Les cotisations sociales d’un assistant virtuel en micro-BNC représentent 25,6 % du chiffre d’affaires encaissé. Elles sont déclarées et payées à l’Urssaf, chaque mois ou chaque trimestre, et elles sont nulles les périodes sans chiffre d’affaires. À ces cotisations s’ajoute la contribution à la formation professionnelle (CFP), de 0,2 % du chiffre d’affaires. Elle se règle en une seule fois, en novembre, en plus de vos cotisations. L’ACRE ramène ce taux à 19,2 % pour une création à compter du 1er juillet 2026. Elle n’est pas automatique : elle se demande dans les 60 jours suivant votre date de début d’activité déclarée, sous réserve d’éligibilité, et elle court jusqu’à la fin du troisième trimestre civil suivant la création. Pour l’impôt sur le revenu, votre bénéfice imposable est calculé après un abattement forfaitaire de 34 % du chiffre d’affaires, puis soumis au barème progressif. Vous pouvez opter pour le versement libératoire à 2,2 % du chiffre d’affaires si les conditions de revenu de votre foyer fiscal sont remplies. Vos prestations sont soumises à la TVA, mais la franchise en base vous en dispense tant que votre chiffre d’affaires reste sous 37 500 €. Un seuil majoré de 41 250 € s’applique pour l’année en cours, à condition que l’année précédente soit restée sous 37 500 €. Au-delà de 41 250 €, la TVA s’applique dès le jour du dépassement. Entre les deux seuils, la franchise est conservée jusqu’à la fin de l’année, puis prend fin au 1er janvier suivant. Pour un client entreprise qui récupère la TVA, la franchise ne change rien à son coût réel. Pour un client qui ne la récupère pas, elle vous évite de majorer votre tarif. La cotisation foncière des entreprises (CFE) est exonérée la première année. Elle reste due ensuite, mais la cotisation minimum est aussi exonérée lorsque le chiffre d’affaires de l’année de référence reste sous 5 000 €.

Ce que rapporte l’assistance virtuelle selon vos heures facturées

Le revenu d’un assistant virtuel se calcule à l’heure, au forfait mensuel ou au pack d’heures. Les tarifs ci-dessous sont des hypothèses de simulation Novistart, et non des statistiques de marché. Le chiffre qui compte est le nombre d’heures réellement facturées, car les échanges de démarrage, les réunions et la gestion de vos propres clients ne rapportent rien tant qu’ils ne sont pas intégrés au tarif.

Profil Volume et tarif supposés CA annuel indicatif
Démarrage, un seul client 20 h par mois à 28 € de l’heure 6 160 €
Rythme de croisière 60 h par mois à 33 € de l’heure 21 780 €
Assistant spécialisé 70 h par mois à 48 € de l’heure 36 960 €
Rythme soutenu 100 h par mois à 38 € de l’heure 41 800 €

Ces volumes supposent onze mois de facturation, et de la prospection en dehors des heures facturées. Les 100 heures facturées du dernier profil représentent environ 23 heures par semaine, auxquelles s’ajoutent les heures non facturées : prospection, échanges avec les clients, administration. Le dernier profil dépasse le seuil majoré de 41 250 € : la TVA s’applique alors dès le jour du dépassement. Exemple concret. Marine assiste quatre clients, deux indépendants et deux petites agences, à raison de 82 heures par mois pendant onze mois, à 35 € de l’heure. Son chiffre d’affaires atteint 31 570 € (82 × 35 × 11). Ses cotisations, à 25,6 %, représentent 8 082 €, auxquels s’ajoutent 63 € de CFP. Il lui reste 23 425 € avant frais. Avec environ 1 150 € de dépenses annuelles pour ses abonnements, son assurance et son matériel, son revenu s’établit à 22 275 €, soit 1 856 € par mois en moyenne sur douze mois, avant impôt. Ce montant ne comprend ni la CFE, exonérée la première année, ni les dépenses non prévues dans cet exemple. Il suppose aussi que ses 82 heures sont toutes facturées : le temps passé à prospecter ou à cadrer une mission s’y ajoute sans être payé. L’impôt s’ajoute ensuite, calculé sur une base imposable de 20 836 € après l’abattement de 34 %, selon le barème progressif.

Quand comparer la micro-entreprise et la déclaration contrôlée

Le plafond du micro-BNC est de 83 600 €, un horizon très éloigné pour un métier facturé à l’heure : à 38 € de l’heure, il faudrait plus de 2 000 heures facturées dans l’année pour l’atteindre. La question se pose plus tôt si vous sous-traitez à d’autres assistants ou si vos frais pèsent lourd, ce qui reste rare dans ce métier. Comparez alors l’abattement forfaitaire de 34 % avec vos frais réels annuels. Si vos charges dépassent régulièrement cette part du chiffre d’affaires, la déclaration contrôlée, qui permet de déduire les frais réels, peut devenir plus favorable. Pour comparer avec une société, notre guide micro-entreprise ou SASU pose les critères.

Estimez vos revenus nets d’assistant virtuel

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Plafonds et seuils à surveiller

Trois repères suffisent. Le plafond du micro-BNC, 83 600 €, reste élevé pour quelqu’un qui travaille seul et facture surtout à l’heure. La franchise de TVA, 37 500 €, se dépasse en revanche dès un rythme soutenu à tarif moyen, comme le montre le dernier profil du tableau : prévoyez à quel moment vos prix devront passer en hors taxes et toutes taxes comprises. Le troisième repère n’a rien de légal, c’est la part d’un seul client dans votre facturation. Quand il pèse la moitié de votre chiffre d’affaires, il fragilise autant votre revenu que votre indépendance juridique.

Trouver ses premiers clients

Deux portes d’entrée coexistent : les plateformes et le réseau. Les plateformes de freelances comme Malt ou Upwork donnent des missions vite, mais prélèvent une commission et mettent les prix en concurrence. Le réseau rapporte moins vite et plus durablement : anciens collègues, indépendants que vous croisez, agences qui débordent. Un ancien employeur peut devenir votre premier client, à condition de ne pas reproduire l’ancien poste, ce qui nous amène au risque de requalification traité plus bas. Pour vous faire trouver, une page de site vitrine ou de portfolio suffit, avec trois choses : les tâches que vous prenez, celles que vous refusez et une offre claire. LinkedIn sert à rencontrer les dirigeants de petites structures qui n’ont pas d’assistant. Et un devis lisible, avec le périmètre des tâches, rassure plus qu’un tarif affiché sans contexte.

Choisir son créneau et monter en gamme

Un assistant qui annonce « je m’occupe de tout » se compare au tarif horaire le plus bas. Celui qui se présente comme l’assistant des agents immobiliers, des e-commerçants ou des cabinets de conseil parle le langage de son client, anticipe ses échéances et justifie un tarif plus élevé. Le créneau se choisit à partir de ce que vous savez déjà faire : dix ans dans un service comptable ou une agence immobilière constituent votre premier argument. Pour monter en gamme, plusieurs voies existent. Remplacer le tarif horaire par un forfait mensuel qui couvre un périmètre défini sort de la logique du temps compté, et un pack d’heures prépayé règle la question de l’imprévu. Certains assistants évoluent aussi vers des missions proches de celles d’un community manager ou d’un rédacteur web, avec d’autres tarifs et un autre positionnement.

Un client ne cherche pas quelqu’un qui sait tout faire, il cherche quelqu’un qui comprend déjà son métier.

Facturer sans se faire absorber

Le risque propre au métier est le périmètre qui glisse. Une mission débute par l’agenda et le tri des mails, puis le client ajoute la facturation, la veille, les réseaux sociaux, un appel à passer, sans que le tarif bouge. Votre lettre de mission doit lister les tâches comprises, fixer un volume d’heures par mois et prévoir ce qui se passe au-delà : un tarif majoré ou un avenant. Comptez aussi le temps que vous ne facturez pas. L’intégration d’un nouveau client, les réunions de cadrage et le suivi des demandes prennent plusieurs heures avant la première heure payée. Ce temps entre dans votre tarif ou dans des frais de mise en place affichés. Sans cela, votre tarif réel tombe sous celui que vous annoncez.

Points de vigilance

Le lien de subordination. Les personnes immatriculées sont présumées ne pas être liées à leur donneur d’ordre par un contrat de travail, selon l’article L. 8221-6 du Code du travail. Cette présomption tombe si elles travaillent dans un lien de subordination juridique permanente. Horaires et méthodes imposés, contrôle, exclusivité de fait, intégration dans l’équipe du client sans moyens propres et relation durable sont des indices. La Cour de cassation a déjà jugé que le seul statut d’auto-entrepreneur ne suffit pas à exclure ce lien : un seul client, ses horaires, ses outils et ses consignes quotidiennes, et la relation peut être requalifiée. L’assurance. L’assurance RC Pro n’est pas obligatoire pour un assistant virtuel, mais un virement mal saisi, un rendez-vous oublié ou une pièce jointe envoyée à la mauvaise personne coûtent cher à un client, qui peut se retourner contre vous. Beaucoup de clients professionnels la demandent d’ailleurs avant de signer. La facturation. Depuis le 1er septembre 2026, vous devez pouvoir recevoir les factures électroniques de vos fournisseurs. L’obligation d’en émettre s’appliquera aux micro-entreprises à partir du 1er septembre 2027, avec l’e-reporting associé. Choisissez dès maintenant un logiciel de facturation qui suivra ce calendrier, et conservez la trace de chaque mission réalisée. Notre guide sur les mentions obligatoires d’une facture vous aide à ne rien oublier. Si un client tarde à payer, notre guide pour relancer un client sans le braquer évite la rupture. Les revenus fluctuent. Un client qui s’en va ou un trimestre calme, et le revenu mensuel chute, alors que vos cotisations suivent le chiffre d’affaires et baissent avec lui. Gardez de côté l’équivalent de plusieurs mois de charges personnelles, et préférez un abonnement mensuel à des missions ponctuelles.

L’analyse stratégique Novistart

Les notes ci-dessous reposent sur six critères de même poids, et le score global en est la moyenne arrondie. Ce sont des appréciations éditoriales de Novistart sur le métier dans l’état actuel du marché, et non une promesse de revenu.

Critère Note /100 Pourquoi ?
Simplicité du statut 82 Aucun diplôme spécifique n’est exigé, mais l’activité doit être déclarée au guichet unique, et le RGPD comme le contrat de mission imposent un cadre à poser dès le départ.
Potentiel de revenus 52 Le tarif horaire reste modeste, et le revenu dépend du nombre d’heures réellement facturées.
Facilité de lancement 74 Un ordinateur et quelques abonnements suffisent, mais l’offre est abondante et il faut un créneau pour se distinguer.
Légèreté des charges 90 Peu de frais fixes : matériel, abonnements et assurance.
Compatibilité du plafond 88 Le plafond de 83 600 € reste élevé au regard des volumes présentés, mais les seuils de TVA peuvent être atteints bien plus tôt et doivent être anticipés dans le tarif.
Régularité des revenus 58 Les abonnements mensuels stabilisent le revenu, mais la perte d’un client pèse vite sur un portefeuille de quatre ou cinq.

Score Novistart : 74 / 100. Un métier qui se lance sans capital ni diplôme, mais où le revenu dépend des heures facturées et de la solidité du portefeuille de clients. La spécialisation et les forfaits mensuels font la différence, pas le tarif affiché.

À qui ce métier convient réellement

Ce métier convient à ceux qui aiment l’organisation des autres et acceptent d’être discrets, fiables et réactifs. Si vous cherchez un revenu élevé rapidement, le temps de bâtir un portefeuille de clients peut décevoir. Si vous avez déjà travaillé en secrétariat, en gestion administrative ou en agence, et que vous voulez tester la micro-entreprise avec un premier client, le risque financier reste faible. Dans les deux cas, posez dès le début le contrat, le cadre sur les données et le périmètre des tâches : ce sont eux qui séparent une activité durable d’une série de missions qui s’épuisent.

Sources et hypothèses de cette fiche

Les règles viennent de sources officielles. Les montants chiffrés sont des simulations construites à partir d’hypothèses, pas des moyennes observées.

Sources réglementaires

  • Service-Public Entreprendre, taux de cotisations du micro-entrepreneur en 2026, dont 25,6 % pour les professions libérales relevant de la SSI. Consulter la page
  • Service-Public Entreprendre, actualité du 11/02/2026 sur la réforme de l’ACRE (exonération de 25 % pour les créations à partir du 1er juillet 2026). Consulter l’actualité
  • impots.gouv.fr, franchise en base de TVA et seuils applicables, y compris l’année de création. Consulter la page
  • impots.gouv.fr, crédit d’impôt de 50 % pour les services à la personne. Consulter la page
  • Bpifrance Création, déclaration d’une activité de services à la personne et condition d’activité exclusive. Consulter la page

Hypothèses des simulations

Les profils, le nombre d’heures par mois et les tarifs horaires sont des hypothèses de simulation, sans source de marché citée. Ils donnent un ordre de grandeur du métier, pas une promesse de revenu.

Comment lire les montants. Le chiffre d’affaires annuel est calculé sur 11 mois travaillés. Il est donné avant 25,6 % de cotisations, 0,2 % de formation professionnelle, impôt et frais.

Fiche vérifiée le 30 octobre 2026. Notre façon de vérifier les règles et de construire les simulations est expliquée sur la page Notre méthode éditoriale.

Prêt à facturer votre première heure ?

Tableau de bord du simulateur Cockpit Novistart, avec la décomposition mensuelle du chiffre d'affaires et le score du modèle
guide micro-entreprise

Questions fréquentes sur le métier d’assistant virtuel en micro-entreprise

Peut-on être assistant virtuel en micro-entreprise et rester salarié en même temps ?

Oui, le cumul est possible dans la plupart des cas, sous réserve de respecter votre contrat de travail. Vous devez rester loyal envers votre employeur, et certains contrats prévoient une clause d’exclusivité qui l’interdit sans accord écrit. Une clause de non-concurrence peut aussi s’appliquer, y compris après la fin du contrat. Évitez de facturer sur vos heures de travail salarié et de servir des clients concurrents de votre employeur. Le détail est expliqué sur la page cumul salarié et micro-entreprise.

À partir de quel chiffre d’affaires faut-il passer de la micro-entreprise à une société pour un assistant virtuel ?

Il n’existe aucun seuil qui vous oblige à créer une société. Le plafond de la micro-entreprise est de 83 600 € et il reste très difficile à atteindre en facturant à l’heure. Le vrai sujet est le niveau de frais réels : si vos charges dépassent nettement l’abattement forfaitaire, la déclaration contrôlée peut devenir plus avantageuse, sans pour autant créer de société. Une société (SASU, EURL) se justifie plutôt pour vous associer, vous rémunérer en salaire ou protéger votre patrimoine. Comparez les deux options avec notre page micro-entreprise ou SASU.

Faut-il un diplôme pour devenir assistant virtuel ?

Non, le métier d’assistant virtuel n’est pas réglementé et aucun diplôme n’est exigé pour l’exercer en micro-entreprise. Vos clients jugeront surtout votre fiabilité, votre réactivité et la maîtrise de vos outils. Une expérience de secrétariat, d’assistanat de direction ou de gestion administrative reste un atout très concret pour convaincre. Des formations courtes existent pour se spécialiser, mais elles ne sont pas obligatoires.

Un assistant virtuel relève-t-il des BNC ou des BIC ?

Dans la grande majorité des cas, l’assistance administrative à distance est une activité libérale non réglementée, donc rattachée aux BNC. Selon la règle appliquée par l’Urssaf, une activité libérale non réglementée relève des BNC, alors qu’une activité commerciale ou artisanale relève des BIC. Le classement dépend toutefois de ce que vous faites réellement, par exemple si vous revendez des produits ou fournissez du matériel. En cas de doute, demandez confirmation à l’Urssaf ou à votre service des impôts des entreprises avant de choisir votre activité.

Un assistant virtuel doit-il facturer la TVA ?

Pas au départ. La franchise en base de TVA vous dispense de facturer la TVA tant que votre chiffre d’affaires reste sous le seuil, soit 37 500 €. Le seuil majoré de 41 250 € ne s’applique que si votre chiffre d’affaires de l’année précédente est resté sous le seuil normal. Entre les deux seuils, la franchise prend fin au 1er janvier suivant. Au-delà de 41 250 €, elle s’arrête immédiatement. Dépasser le seuil ne vous fait pas quitter la micro-entreprise : vous restez micro-entrepreneur, mais vous facturez désormais la TVA. Un rythme soutenu à tarif moyen s’approche vite de la limite, donc vérifiez ce point chaque année. Voir aussi notre page sur la TVA en micro-entreprise.

Que dit le RGPD quand on accède à la messagerie ou aux fichiers d’un client ?

Si vous traitez des données personnelles pour le compte d’un client, par exemple ses contacts, sa boîte mail ou son agenda, vous êtes en général son sous-traitant au sens du RGPD. Cela implique de ne traiter ces données que sur ses instructions, de garantir leur confidentialité et leur sécurité, et de les supprimer ou les restituer en fin de mission. Il est recommandé de formaliser tout cela dans un contrat ou un devis qui précise les accès et les règles. La CNIL publie un guide pour accompagner les sous-traitants qui détaille ces obligations.

Peut-on travailler pour un seul client en tant qu’assistant virtuel ?

C’est légal, mais cela demande de la vigilance. Un indépendant qui travaille presque exclusivement pour un seul donneur d’ordre, avec des horaires imposés et des consignes précises, s’expose à une requalification en salariat. Le Code du travail (article L.8221-6) pose une présomption de non-salariat pour les personnes immatriculées, mais elle peut être renversée si un lien de subordination est démontré. Gardez votre autonomie d’organisation, facturez à la mission, et visez plusieurs clients dès que possible pour sécuriser votre activité.

Mes clients particuliers peuvent-ils bénéficier d’un crédit d’impôt pour mes services ?

Seulement dans un cas précis. L’assistance administrative à domicile fait partie des services à la personne, qui ouvrent droit à un crédit d’impôt de 50 % pour le client, mais uniquement lorsque la prestation est réalisée à son domicile. Une assistance faite à distance depuis chez vous n’ouvre donc pas ce droit. Si vous intervenez chez des particuliers, vous devez en plus déclarer votre activité auprès de la DREETS. Consultez le site impots.gouv.fr pour les conditions à jour.

Comment fixer son tarif horaire d’assistant virtuel ?

Partez du revenu mensuel que vous visez, ajoutez vos frais, les cotisations et le temps non facturé (prospection, administratif, échanges), puis divisez par le nombre d’heures réellement vendues. Par exemple, Marine facture 82 heures par mois à 35 € de l’heure, ce qui lui laisse environ 1 856 € par mois avant impôt après cotisations et frais. Un tarif trop bas vous oblige à multiplier les heures et à saturer votre agenda. Testez une grille par forfaits mensuels, plus rassurante pour vos clients et plus régulière pour vous. Vous pouvez affiner votre calcul avec notre simulateur.

POUR ALLER PLUS LOIN

Fixer vos tarifs sans vous sous-payer

Un bon tarif se calcule à partir de vos cotisations, de vos frais et du temps réellement travaillé. Ces guides vous montrent la méthode pas à pas.

jonathan bouveret

À propos de l’auteur

Jonathan Bouveret

Fondateur de Novistart • Expert micro-entreprise

Lancer. Développer. Vivre de son activité.

Jonathan Bouveret aide les micro-entrepreneurs à y arriver. Sans jargon, sans complexité, sans se perdre dans l’administratif. Novistart, c’est son terrain de jeu. Un seul objectif : rendre la micro-entreprise aussi simple qu’elle devrait l’être.

Parce que la liberté se construit.